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Wednesday, September 4, 2013

Watch me #10: Siberia

L'année dernière, j'avais écris un truc sur mon addiction à Secret Story, et finalement je l'ai pas publié. Parce que j'étais pas vraiment folle de Secret Story, mais plus du forum où je commentais en direct, où je riais tellement que j'ai failli mourir étouffée plus d'une fois (probablement dans ma graisse aussi vu que la coutume est de bouffer à mort pendant).
En vrai, la télé réalité ça m'emmerde au bout de quelques épisodes. Quel que soit le concept, ça fini toujours par tourner autours de clans, d'amour, de traitres, mais tout ça en mode super boring.

Y'a quelques années, un ovni était diffusé à la télévision anglaise. Ça s'appelle Dead Set, et c'est vraiment trop cool. C'est sur une émission de télé-réalité (Big Brother, qui existe pour de vrai donc, l'ancêtre du Loft, des Colocataires et de tout le reste), qui est un peu chamboulée parce que y'a une apocalypse zombie. J'en dis pas plus, mais y'a peu d'épisodes, c'est assez bon dans le genre, et y'a une morale de fin (absolument pas subtile évidemment, n'est pas Black Mirror qui veut).
Dans le même genre fausse télé-réalité, on a Hollywood Girls. Et Siberia.

Le sous-titre me fait rire, vous avez jamais vu une hebdo de Secret Story en direct vous.

Donc voilà, Siberia est dans le même délire que Koh-Lanta: une quinzaine de participants sont largués dans le trou de cul de la Sibérie, où ils doivent survivre tout l'hiver dans les mêmes conditions que les vendeurs de fourrure de l'époque. Y'a personne sur place, s'ils sont blessés ou veulent abandonner, ils doivent aller appuyer sur un bouton qui envoie un hélico, mais à partir du moment où ils ont franchis une ligne, ils sont éliminés. Ceux qui tiennent se partagent la somme de $500 000.
Je trouve que le synopsis de Allocine est bien trop spoilant, vu que ce qu'il s'y raconte ne se déroule pas avant l'épisode 5. Mais bon, en gros, vous vous doutez que ça va partir en couille à un moment ou à un autre.

C'est super lent à se mettre en place (comme je l'ai dis, cinq épisodes avant d'atteindre le résumé officiel), mais l'ambiance est présente dès le début. En fait cette série m'a beaucoup fait pensé à Hemlock Grove, par rapport à ce que j'ai ressenti. Au début, j'ai cru que c'était une blague, c'était tellement mauvais, c'était pas possible. Et après tu réalises que comme c'est censé être une télé-réalité, avec des personnes qui ne sont pas des acteurs, c'est normal que ce soit "mauvais" (comparé à des séries "normales"). D'ailleurs les acteurs ne sont pas des acteurs, juste des inconnus qui portent le même nom dans la série qu'IRL, ça donne un peu plus de crédit à ce truc.
Et en fait, tu vas ressentir les mêmes émotions que pendant un reality show, mais l'ennui en moins (enfin, un peu en moins, on peut pas tout avoir dans la vie). Il se passe des trucs CHELOU (ou pas), du coup ça entretient un peu le mystère. Disons que c'est comme si Koh-Lanta avait rencontré Lost (en fait c'est même tout à fait ça).

Franchement, ça mange pas de pain, mais ça fait rire (si vous avez le même humour que moi, ce qui n'est pas sûr), ça passe le temps, et on a quand même envie de savoir la suite. Même si pour le coup, le dernier épisode diffusé pour l'instant (le 9) est trèèèès décevant par rapport à l'intrigue...

OKAY.

Wednesday, July 24, 2013

Watch me #9: Orange is the new Black

Après House of Cards et Hemlock Grove, Netflix remet le couvert avec une série sur des femmes en prison. Mais attention: c'est pas glauque.


Tiré d'un roman du même nom, Orange is the New Black (ou OITNB hein) raconte l'histoire de Piper Chapman (la meuf en orange) qui arrive en prison pour femme pour purger une peine de quinze mois, à cause d'une histoire de traffic avec son ex copine, Alex Vause. Sauf que bah, cette histoire est vieille de 10 ans, Piper est fiancée, mène une vie bien rangée à base de détoxification à la limonade et entreprise de fabrication de savons. Soudain, elle apparaît aux yeux du monde comme une "ancienne lesbienne trafiquante de drogue - blanchiment d'argent", et doit réussir à trouver ses marques dans un monde qu'elle ne connait qu'à travers des bouquins qu'elle a lu, genre "la prison pour les nuls". Vu qu'elle a un peu une vie de merde, il s'avère que l'ex en question se trouve dans la même prison qu'elle. Donc voilà.

Dis comme ça, ça paraît pas super joyeux, mais OITNB n'est pas une série joyeuse, c'est ce qu'on peut qualifier de comédie dramatique, je pense avoir autant ri que pleuré pendant ces treize épisodes. Pour être honnête, Piper me gave, mais c'est pas très important, parce que les personnages secondaires sont tout bonnement excellents. Chacun (enfin, une partie quoi, y'a que treize épisodes hein) est mis en avant à travers des flashbacks, de leur vie avant la prison, comment ils ont atterri ici, pourquoi, et ce qui les a changé. Toutes les histoires sont très touchantes, on vire très peu dans le pathos, et même si on retrouve les "codes" des séries du genre (trucs à respecter, troc, gardiens ect), ça reste une série assez universelles. Le quotidien de femmes forcées à vivre ensemble quoi.

Comme je disais, les personnages secondaires sont géniaux, on apprend à les aimer, mais aussi à les détester du plus profond de son âme. L'homophobie fait légion, la pression entre les détenues mais aussi leur absence d'importance face aux gardiens et autres directeurs est palpable, et c'est totalement frustrant. Mais c'est ce qui fait de OITNB une bonne série. On passe par toutes les émotions possibles en un seul épisode, chaque personnage dévoile de nouvelles couches dans leur personnalité qu'on aurait jamais soupçonné, et ça, c'est cool.

Dernier point positif: j'ai beaucoup, BEAUCOUP de mal avec Laura Prepon (Alex Vause, mais aussi Donna dans That's 70' show, Karen dans HIMYM et aussi Karla dans le film du même nom, pire film du monde au moins), mais la série est tellement bien qu'au final, je l'avais oublié.

Prochaine saison en 2014, et vue comment celle-ci se fini, je me consume d'impatience.
 En plus, le générique est long, mais bien cool.



Pour aller plus loin, y'a deux articles sur Madmoizelle bien sympa:
"Orange is the New Black" dans le quotidien d'une prison pour femme
Les femmes d'Orange is the New Black - Les Fantasmes de la Rédac

Thursday, May 30, 2013

Watch me #8: Black Mirror

J'ai entendu parlé de Black Mirror il y a quelques temps sur Madmoizelle, ça m'avait intéressé, je me suis donc procurée les deux saisons disponibles. Et puis j'ai oublié. Y'avait plein de séries en cours, de séries à voir absolument, de séries à pleurer parce que c'est le serie/season finale... et enfin, aujourd'hui, y'a eu un cafouillage à la base de "ivre, elle télécharge la 3ème saison au lieu de la 2ème" d'une série qui me divertie en ces temps de désert audiovisuel.
J'avais donc mon sac de chez Wasabi, une aprèm de libre avant de me replonger dans mes présentations finales, et rien à regarder. LA TRISTESSE. Ah bah si, j'ai Black Mirror, mais bon c'est le genre de truc que j'aime bien mais qui est un peu chiant non ? LOL NOPE.


Black Mirror, c'est une série de (pour l'instant ?) deux saisons de 3 épisodes de 50 minutes chacun. Le truc coolos, c'est que les épisodes sont tous indépendants les uns des autres, mais ils ont tous la même "morale": l'omniprésence de la technologie dans nos vies.

Ouais ça a l'air ennuyant, encore un truc pour nous dire qu'on est trop en train de raconter nos vies sur les réseaux sociaux et tout... non. Ici, la technologie prend au fur et à mesure la forme de choses qu'on ne connait pas encore en vrai mais qu'on imagine, comme quand on se disait "eh truc de fou ça se trouve bientôt on pourra aller sur Internet même quand on utilise le téléphone fixe !". Un truc qui paraît taré mais qui, au final, peut très bien se réaliser un jour.
Le premier épisode, ainsi que le dernier, sont relativement crédibles puisqu'ils pourraient se situer dans notre monde actuel. Les autres un peu moins, mais traitent de choses qu'on peut voir dans des films de science-fiction/anticipation, donc ce sont généralement des trucs qu'on connait (généralement).

Le bon point, c'est que cette série n'est pas moralisatrice, dans le sens où la fin n'est pas du genre à donner des leçons. C'est un constat, c'est tout. Attention SPOILER, généralement ça part en couilles pour tout le monde. Le premier épisode est hautement gerbant, je préfère prévenir, surtout à cause du côté super réaliste.

Black Mirror force le spectateur à se mettre à la place des protagonistes. Est-ce que j'aurais fais le même choix ? Est-ce que j'utiliserais cette technologie de la même façon ? Est-ce que je réagirais pareil ? Car faut dire que les situations y sont très étranges... c'est sordide, étrange, taré, mais pourtant, je pense qu'on aurait pu tous faire le même choix, pour les mêmes raisons.
C'est un peu comme pour Utopia en fait, ça remet en question sa propre moralité, ou du moins celle qu'on pensait avoir, en y mettant de nouvelles interactions et possibilités, liés à la communication.
J'ai fini les deux saisons en un après-midi, je sais pas si y'en a que j'ai préféré ou pas, mais faut dire qu'ils ont tous réussi leur job: me faire réfléchir, rire de façon gênée genre "ohohoh les cons" tout en sachant pertinemment que j'aurais pu être dans la même situation et faire les mêmes choix.
Et c'est assez flippant d'être mis devant l'évidence. Je ne pourrais plus vivre sans Internet, c'est clair et net, mais après vu cette série, on se rend compte des choses. Que personne ne maîtrise Internet, pas les politiciens, ni les têtes des pays, encore moins les criminels. Personne ne peut y échapper, et ça peut faire ressortir le plus mauvais en chaque humain.

Friday, May 10, 2013

Watch me #7: Hannibal

J'ai mis sept épisodes avant d'écrire un truc sur cette série. Pas parce qu'elle est moyenne, je pense que c'est une des meilleures séries de l'année. Mais je sais pas, je n'avais rien à dire, peut-être à cause du fait qu'elle soit si bien d'ailleurs.


J'espère ne pas spoiler en racontant un peu l'histoire d'Hannibal Lecter: un psychiatre renommé, très intelligent, friand de viande humaine, créer par l'écrivain Thomas Harris. J'ai lu le Silence des Agneaux et vu tous les films pendant un été en Crète quand j'étais assez jeune, étrangement j'en garde pas un mauvais souvenir, ni même un bon d'ailleurs. J'avais complètement omis avoir eu conscience de ces histoires avant de me souvenir de certaines scènes des films ou le fait d'avoir lu le livre pour prouver à ma mère qu'il ne faisait pas peur.

Mais bon, les serial killers c'est un peu ma passion, encore plus quand ils sont charismatiques, et comme Dexter part bientôt, il me fallait un remplaçant.
J'avoue qu'en commençant cette série, je m'attendais à une Castle-type: le genre de série très sympa, que je vais suivre jusqu'au bout, mais où je ne ressens pas une excitation hors-norme, où je ne bout pas d'impatience en attendant l'épisode suivant, comme on peut retrouver avec des séries comme Supernatural, Game of Thrones ou Vikings. Bah en fait, ça a été tout le contraire.

Déjà, Hannibal est assez haut placé dans le panthéon des séries classes. C'est pas une vulgaire histoire policière, avec les meurtres à chaque épisode, résolu dans les dernières minutes. Déjà, les meurtres sont esthétiquement très réussis, un peu à la manière de l'avant dernière saison de Dexter. On voit tout ça des yeux du profiler Will Graham, beau gosse rempli de névroses qui lui permettent de se mettre dans la peau des tueurs. Ces "reconstitutions" sont extrêmement bien réalisées, très fines, grâcieuses et belles, malgré l'horreur du crime qui a été commis. Car oui, les crimes sont souvent assez glauques.

Une autre force de la série, c'est bien évidemment Hannibal. Sept épisodes plus tard, et je suis amoureuse. Cet homme est parfait tout en ne l'étant pas. Il cuisine formidablement bien mais n'est pas tolérant envers les végétariens. Il a une attitude très respectable mais ne respecte pas les ordres. Et il fait tout ça avec son sourire à la fois chaleureux et froid, qui te fait hésiter entre manger ce plat contenant probablement de l'humain et t'enfuir à toute jambe. Le choix de Mads Mikkelsen pour interpréter le docteur Lecter dans ce format est aussi intelligente d'Anthony Hopkins dans les films. Tous les deux savent mettre mal à l'aise sans que l'on sache vraiment pourquoi.
Une autre chose que j'adore toujours (il me semble que c'est également présent dans les films mais j'en garde un souvenir assez vague), ce sont les allusions d'Hannibal. Le genre de truc qui va rendre Will ultra-vénère quand il l'aura démasquer "I'd love to have you and your wife for dinner.", "it's very educational" lorsqu'il apprends un nouveau truc policier pour coincer les méchants... il en fait plein, souvent suivi d'un petit sourire genre "I'm fucking hilarious trolololol", et ça me rend complètement tarée, j'ai envie de sauter partout à chaque fois (over-reacting ? Never).

Pour finir, la relation entre Hannibal et Will. Elle est complètement en symbiose. Et le fait de connaître la fin la rend encore plus triste. On voit qu'ils sont tous les deux attachés à l'autre, malgré le fait qu'on puisse les considérer comme des freaks de la nature. Ils se complètent, s'entraident, et c'est toute la beauté du truc. Peu à peu, on en apprend plus sur leurs personnalités complexes-mais-en-fait-pas-tant-que-ça, et on se surprend à les aimer, ces fous furieux.

Encore une fois, Hannibal est probablement une des séries les plus réussies de la rentrée 2013. Faites vous une faveur, regardez (mais évitez de manger devant).

Hannibal = a summary (notez le "justcannibalthings", oh Tumblr, you sweet summer child)

Wednesday, May 8, 2013

Watch me #6: Vicious

Encore une série que j'aime pas d'habitude, mais en fait qui est cool.


J'aimerais bien dire que ce n'est pas à cause du cast que j'ai commencé cette série, mais ce serait mentir. Au départ, j'ai juste vu Ian McKellen (suis-je vraiment obligée de dire qui c'est ? (Magnéto dans X-Men et Gandalf dans le Seigneur des Anneaux pour ceux qui suivent pas)), et le pitch "un couple de gay vivant à Londres". Rien besoin d'autre.

Il s'avère que le reste du cast est aussi génial que McKellen: Frances de la Tour (Madame Olympe dans Harry Potter), Derek Jacobi (The Borgias, Underworld...), eeeeeeet IWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN (Simon dans Misfits, un certain garçon qui aime bien ses lames aiguisées dans Game of Thrones saison 3...).
De la belle populace du Royaume-Uni quoi.

Je pense pas que j'aurais commencé/continué cette série sans le cast, j'avoue tout. Même si le pitch est intéressant, la mise en forme n'est pas ce que je préfère d'habitude: c'est une sitcom, mais qui donne une grande impression de "pièce de théâtre" pour le côté un peu vieillot: pas de plan en dehors de bâtiments, décors assez ancien, beaucoup d’exagération dans les paroles et les gestes...
MAIS les rires enregistrés ne sont pas du genre creepy, où les acteurs attendent sa fin pour continuer à parler. Le décor fait vieux mais en fait absolument cool. Et l'exagération fait parti du charme de la série.

Donc pour en savoir un peu plus, Freddie et Stuart sont ensemble depuis 48 ans et s'engueulent touuut le temps. Une vraie définition de l'amour vache, en gros. Freddie est un acteur (raté) obnubilé par sa carrière (inexistante), tandis que Stuart, ultra-maniéré, tente de s'imposer dans le couple. C'est drôle parce qu'en faisant des recherches sur les acteurs, j'ai l'impression que cette sitcom est inspirée de la vie de Ian McKellen et de son ancien compagnon Sean Mathias.
Parmi tout ce beau bordel, il y a la meilleure amie un peu cougar sur les bords et le nouveau voisin un peu à l'ouest.

C'est léger, intéressant, c'est fin ça se mange sans faim. Le choc générationnel, ainsi que les relations homosexuelles, sont décrites à base de beaucoup de clichés: le slutshaming de certaines personnes âgées, complètement perdues parmi les nouvelles technologies et les célébrités, les "folles"... Et malgré les grands gestes, les mimiques et les dialogues pompeux nécessaires pour ce type de format, c'est super naturel. EN MÊME TEMPS, les acteurs sont loin d'être des manchots (et y'a deux Sirs dans le lot). En gros, c'est une série clichée qui se moque justement des clichés. Enfin, je pense.

Un dernier point trop cool: c'est une sitcom sur un couple gay. Un couple gay en personnages principaux. Qui sont vieux.
C'est suffisamment rare pour être souligné je pense.

C'est assez étrange ce que je ressens, c'est un peu comme regarder un épisode méta de Supernatural. C'est pas un chef-d’œuvre, mais c'est pourtant absolument génial. En attendant que je me décide, deux épisodes sont sortis, allez les regarder et profitez du générique très Palace.

Cri de ralliement: IWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN

Wednesday, April 24, 2013

Watch me #5: Hemlock Grove

Si je pouvais mettre un sous-titre, je dirais "What the fucking fuck" ou un truc comme ça.


Avant de commencer la série, j'ai vu deux choses. Déjà, l'affiche ci-dessus (coolitude +100), ensuite, Eli Roth. Dans ma tête, ça a été super rapide, je suis un peu devenue tarée et j'ai attendu, attendu, attendu. Aujourd'hui, j'ai enfin vu les trois premiers épisodes, et bah OUAIS.

Déjà, cette série a une particularité assez importante. Il y a 13 épisodes, qui ont TOUS été balancés en même temps sur le site de Netflix. Comme ça c'est un peu comme tu veux, si tu préfères tout t'envoyer en une fois (mon cerveau me dit non), ou si tu veux te garder un peu de suspense par semaine (ce qui va probablement être mon cas).

Du coup, je me sens obligée d'en parler.
Ça va être encore plus bordélique que d'habitude car je ne sais pas si j'aime cette série ou pas. Je ne sais pas si c'est une bonne série ou un navet. Je sais rien et ça m'énerve.

En tout cas, Hemlock Grove n'est pas à mettre entre toutes les mains. J'ai vu le premier épisode, j'étais déçue, teeeellement déçue. Bon okay, y'a une ambiance particulière, un contexte, une mythologie vue un million de fois mais cette fois-ci c'est un peu différent, des acteurs pas trop dégueu à regarder et attirants psychologiquement. Mais on apprend rien. Quand je dis rien, c'est rien. On comprends pas. J'ai rien calé au premier épisode, mais j'ai eu envie de continuer pour ce soir, histoire de me faire une opinion un peu plus tranchée que "hein ? ah ? oh ? Ok...".

Déjà, permettez moi de vous dire que Stellan Skarsgard a fait bien trop d'enfants trop cool. On l'a lui déjà, approximativement partout, et puis son premier fils, Alexander (Eric dans True Blood hein pour ceux qui sont très très loin), Gustaf (le génial Floki dans Vikings) et maintenant Bill, qui ressemble un peu à un Tate raté dans Hemlock Grove. Ah et y'a aussi Jean Grey / Phoenix de X-Men. Et du cul aussi, mais on voit rarement les choses, ça se passe surtout dans des coins exigus (j'ai des crampes rien que d'y penser), et c'est hyper bruyant (et parfois un peu dégueu mais c'est une question de goût) (ohohoh).

On a le pitch: dans une petite ville des stazunis (Hemlock Grove, Pennsylvanie) (quand j'étais jeune, je confondais Pennsylvanie et Transylvanie) (d'ailleurs je suis intimement persuadée que cet état n'a pas été choisi par hasard justement à cause de son nom), y'a une meuf qui se fait manger, tout le monde est au taquet car on a un *animal sauvage* dans les parages. Mais si tu n'en es pas à ta première série ou film fantastique, tu sais très bien ce que meurtre fait par un animal veut dire (t'as pas énormément de choix mais au moins tu sais vers quoi te diriger).
Didonc, que de rebondissements, en plus ça correspond comme de par hasard à l'arrivée d'un nouveau dans la ville, un gitan, qui vole, qui porte du cuir et des jeans troués, qui a les cheveux longs et une barbe et un air rebelle au grand cœur mais qui cache quelque chose profondément. ON SE DEMANDE BIEN CE QU'IL SE PASSE HEIN.
Ah et putain y'a aussi un personne tellement insupportable, presque pire que Joffrey. Vous allez LA repérer assez rapidement je pense.

L'intrigue n'est pas forcément hyper bien ficelée, les personnages sont pas super profonds, des fois il se passe des trucs complètement wtf comme ce qu'on pourrait retrouver dans True Blood ou American Horror Story, MAIS cette série a un truc indéniable. Ne pas se laisser berner par le pilote chiant comme la mort, et continuer si les petites touches de bon gore ne dérange pas. Et en fait, je sais pas, j'ai vraiment envie d'en savoir plus sur les mythologies de la série, et jusqu'où elle peut aller.
Enfin, je préfère prévenir: ne mangez pas devant l'épisode 2, surtout la fin. Ni avant ni après d'ailleurs.
De rien.

ALO UI CER HUMOUR.

Sunday, March 10, 2013

Watch me #3: Vikings

D'habitude, je suis vraiment pas du genre à regarder une série historique. Je suis la bouffonne qui se précipite au ciné pour voir des blockbusters merdiques, avec plein d'effets spéciaux et un casting trop cool, même si c'est une honte cinématographique. Je regarde aussi des séries à la con, mes guilty pleasures personnels, des séries qui me font rire tellement elles sont nulles (mais au final je les aime quand même).

Et puis d'autres fois, mais plus rarement (très rarement), je regarde des séries sérieuses, basées sur des faits réels, des trucs pour adultes (pas des trucs avec du cul hein, je pense être rodée sur ce point là). Et depuis lundi dernier, Vikings fait parti du lot.

Enfin, J'AVOUE, JE ME CONFESSE, au départ j'ai plus été attirée par l'affiche de la série, j'avais envie de savoir à qui appartenait ces yeux de fifou. Et puis aussi j'aime bien la mythologie, et c'est quand même rare qu'il y ai des trucs récents sur la mythologie nordique (à part dans les Marvels).


Il faut savoir que le mec qui a fait ça, c'est Michael Hirst. C'est pas trop un manchot dans le genre "séries historiques romancées très cool" puisqu'il a aussi fait The Borgias, The Tudors, Camelot... Donc ÇA VA je pense qu'on peut lui faire confiance vite fait.

Mais quand j'ai commencé Vikings, j'en savais rien, encore une fois j'ai été attirée par le perso principal (Ragnar, comme dans Ragnarok (la fin du monde dans la mythologie nordique), uh oh) et par le vague plot (des Vikings quoi).
Je pensais me faire chier au bout de vingt minutes (je suis devenue de plus en plus relou avec les séries j'ai l'impression), une fois que l'attrait de la nouveauté se serait évaporée. Ce ne fut pas le cas.

D'abord parce que Ragnar est trop cool. D'après le synopsis, c'est quand même un beau gosse le mec (il a régné IRL sur le Danemark et la Suède). Mais en fait, c'est une personne très simple, presque un enfant, qui n'est pas machiavélique (enfin, pas encore), ni même au courant du pouvoir qu'il peut avoir. Un peu un rebelle dans l'âme qui s'ignore, qui s'émerveille des petites choses du quotidien et semble très croyant (et justement, je voulais en savoir plus sur Odin et ses potes). En fait, c'est assez spécial, on oublie presque que c'est quand même un guerrier qui tue quand on voit son visage angélique et ses rêves de gosse.

Ensuite, il a Lagertha, je sais pas si c'est sa femme à proprement parler, mais ils ont deux enfants. Il est pas protecteur, il sait qu'elle sait se battre, elle n'a pas peur, c'est une bad ass, elle est trop cool. Son surnom IRL c'est "Shieldmaiden", je sais pas si on peut le traduire par "femme-bouclier", en tout cas "you couldn't kill me even if you tried for a hundred years". Elle est mon nouveau personnage préféré de tous les temps.

Et puis niveau féminisme aussi, c'est rafraichissant, pour un truc d'époque. Ragnar et Lagertha sont vraiment égaux, ils font la lessive ensemble, ils veulent partir ensemble... mais il lui demande de rester avec les enfants car il veut que ce soit quelqu'un de confiance qui reste et non parce que c'est une femme. Bon, son frère (à Ragnar), c'est une autre histoire par contre...

Deux épisodes sont sortis (en fait y'en a qu'un mais le deuxième a été dispo immédiatement sur le net). Et l'arrivée d'un nouveau personnage rend l'histoire encore plus intéressante, choc des cultures et tout.

Et la touche finale, c'est le générique (#bonjourjesuisobsédéeparlesopenings). Ça me rappelle le dernier clip de Woodkid (vais-je un jour parler de Woodkid ?), et le theme c'est "If I had a Heart" de Fever Ray, morceau (génial) également présent dans le dernier épisode (s01e07) de The Following. VOILÀ.


Désolée pour la vidéo minuscule, Blogspot m'énerve.

Sunday, February 17, 2013

Watch me #2: Utopia.

Utopia est également une nouvelle série, commencée en janvier 2013, avec pour l'instant cinq épisodes au compteur.



Cette fois-ci, c'est sur Madmoizelle que je l'ai découverte. Je suis très frustrée depuis la saison 4 de Misfits (que je n'ai pas suivi, j'aime pas trop quand un cast entier se renouvelle sans raison logique), du coup j'avais bien envie de laisser une chance à cette série anglaise. Surtout qu'elle n'a pas l'air d'être comme toutes les séries anglaises. Et dedans, y'a Nathan Stewart-Jarrett, l'insipide Curtis de Misfits. Mais si Jack Parker dit que son personnage est (cette fois-ci) intéressant, alors je fais confiance, et je fonce.

Le pitch (ça se dit encore ça ?), c'est quatre personnes fans d'un graphic novel obscur qui s'appelle Utopia (sans dec) et qui fréquentent le même forum. Un jour, un autre membre leur dit que le tome 2 existe et qu'il l'a en sa possession. Sauf que ce qu'il ne sait pas, c'est que toute personne ayant eu vent de cet opus va se faire tuer de façon plus ou moins douloureuse mais toujours sadique.
Du coup, les quatre vont devoir s'enfuir, tout en essayant quand même de comprendre pourquoi on veut les tuer.

Cette série a pas mal de points positifs pour moi, mais qui pourraient rebuter certaines personnes. D'abord, c'est quand même assez lent. Il y a des plans fixes, les gens parlent lentement, beaucoup de paysages... mais c'est aussi esthétiquement très beau, les couleurs sont ultra développées, ça donne un nouvel effet à l'Angleterre que l'on connait via ses films/séries. C'est d'ailleurs très différent de ce que produit ce pays habituellement.

C'est également violent. Pour The Following, je disais qu'on avait notre petite dose de sang, mais rien à voir avec Utopia, ce qui est d'ailleurs assez étrange, quand on combine des tortures ou des meurtres d'enfants à des plans fixes. Ça me fait d'ailleurs penser à Gus van Sant certaines fois. Il n'y a pas QUE de la violence, mais à chaque fois, c'est assez inattendu et gênant (c'est pas le bon mot d'ailleurs mais je sais pas trop comment décrire ça). Certains fois c'est assez insoutenable (enfin, pas insoutenable genre tu hurles et c'est la pire chose que t'as vu de ta vie), et c'est aussi pour ça que je trouve cette série très réussie.

On ne sait pas grand chose, on se pose toujours des questions, on n'aura pas ou très peu de réponses, on se dit qu'Utopia ne peut pas aller plus loin dans le malaise (mais elle le fait), et on se demande ce qu'on ferait à la place de ces quatre anti-héros (uhuh), jusqu'où on serait capable d'aller pour connaître la vérité.

Enfin bref, Utopia, c'est cool, mais je le mettrais pas entre toutes les mains.


Thursday, February 7, 2013

Watch me. #1: The Following

J'ai envie de parler de (nouvelles) séries, juste comme ça, pas pour convaincre ni pour donner un avis objectif, et sans spoiler. Donc je me lance.

Et je vais commencer par... The Following.



Cette série a débuté à la rentrée 2013 et n'a que trois épisodes au compteur. Ça raconte l'histoire d'un serial killer qui s'enfuit de prison et de l'ex-flic qui l'avait arrêté, à l'époque. Bon, évidemment, c'est pas tout... ce serial killer est obsédé par Poe, et tellement charismatique qu'il a plein de potes qui trouvent que serial killer, c'est un métier d'avenir, et que bon, pourquoi pas se lancer, surtout avec l'économie actuelle.

Une série-addict sur Twitter en a parlé, ça a attisé ma curiosité, et comme on a été sérieusement en manque de bonnes séries depuis la rentrée 2012, je crachais pas dessus.
Donc j'ai lancé.
J'ai hurlé de joie.
Je soule TOUT LE MONDE, PARTOUT avec ça.
Parce que The Following, c'est extrêmement géniallissime.

Premier point génial: le casting. L'ex-flic (Ryan), c'est Kevin Bacon et ses expressions faciales excellentes. Un des flics, c'est Shawn Ashmore, Iceberg dans X-Men et un des mecs dans The Frozen (trololol) (un mec qui a le pouvoir de faire de la glace dans un film et se gèle littéralement le cul dans un autre) (FROZEN EST TRAUMATISANT), et le serial killer c'est James Purefoy (Resident Evil entre autre) et il est très cool.

Deuxième point génial, c'est génial c'est un peu violent. Bon okay ce point n'est absolument pas objectif (en même temps, j'avais prévenu). J'aime bien les séries/films violents, mais violent violent pas violent-Hunger-Games. Et là on est pas si servit que ça mais c'est quand même très cool. Aucun remord, jamais.

Et enfin, même si ça ne se dévoile qu'à partir du second épisode, on suit la vie des potes du serial killer. Ce sont des personnages avec des rêves, des attentes, de l'amour, comme vous et moi. Limite, la vie du flic et du tueur passent en arrière plan. Et j'ai trouvé ça très bien pensé, de faire des membres du culte les personnages "principaux".

Je trouve les acteurs très bons, la relation entre Joe Carroll (le tueur) et ses amis crédibles, et le background autour de Poe assez intéressant. Selon moi (et tout le monde n'est pas dans mon avis) (poke Télérama), on ne tombe pas dans le cliché tueur-flic. À chaque retournement de situation, je me dis "mais naaaaaan !!". Je pense que cet effet de surprise risque de s'essouffler avec le temps, maintenant qu'on a pigé le truc, mais ça restera une série quand même très jouissive.

Et ultime point sur le degré de l'excellence: la BO. Premier épisode, premier morceau, Sweet Dreams par Marilyn Manson. Second épisode: Change (in the house of flies) des Deftones. Aussi présente dans Queen of the Damned, que je considère à la fois comme le pire et le meilleur film du monde (pire parce que c'est vraiment mauvais, meilleur parce que LESTAT HGNNN et l'OST).

Ah et aussi, le mec qui fait ça c'est Kevin Williamson. Avec Julie Plec, ils forment un duo de choc (non) car ils produisent The Vampire Diaries, MAIS c'est également le papa de Scream. Scream, je l'ai vu quand j'avais 10 ans, j'ai pas dormi pendant quatre jours et je tremblais littéralement de peur la nuit. Et The Following enchaine les clins d’œil, et c'est plutôt sympa.

VOILÀ.
The Following c'est bien.


Tuesday, December 25, 2012

This messiah needs watching.

Ce coup-ci, je vais parler de la série Les Revenants. Sans trop spoiler, mais bon si c'est le cas, je préviendrais.


 Les Revenants, c'est donc la nouvelle série "évènement" de Canal+, comme ils nous en sortent de temps en temps (tous les ans quoi). Ça redonne un peu fois en la France pour les séries, qui gardent l'aspect bien français (des perso très "normaux", beaucoup de réalisme, pas d'effets spéciaux hollywoodien, des gens à poil) (cliché mais vrai), tout en étant suffisamment bien menée pour intéresser les accros que nous sommes.
"Dans une ville de province, plusieurs personnes mortes depuis des années reviennent à la vie : Camille, une jeune adolescente qui a succombé dans un accident de car ; Simon, qui s'est suicidé ; Victor, un petit garçon qui a été assassiné par des cambrioleurs ; et un tueur en série. Ils tentent de reprendre le cours de leur vie alors que d'étranges phénomènes apparaissent : coupures d'électricité, baisse du niveau d'eau d'un barrage, scarifications sur le corps des vivants et des morts…" (merci Wiki).

Certes, tous les goûts sont dans la nature, je n'avais pas beaucoup aimé Maison Close, par exemple. Mais dans ces cas là, je compare avec d'autres séries qui passent sur nos chaînes publiques, et je me dis qu'en fait, c'est pas si mal. Pour Les Revenants aussi, c'est fort probable de ne pas aimer. Tout comme des gens n'aiment pas Game of Thrones (si si, ça existe).
Mais j'ai quand même envie d'en parler, parce que je pense que les séries françaises sont assez méconnues et mal vues, et c'est un peu la honte quand même.


Les Revenants, donc. J'avais entendu parlé de cette série la première fois en allant au taff, des affiches avaient été disposées dans la nuit, et je les avais trouvé vraiment pas mal. Et il faut avouer que ma came, c'est le surnaturel, et un truc qui s'appelle Les Revenants, ça m'a tout de suite intrigué. Bon, depuis, j'avais oublié, jusqu'à ce que ma mère m'en parle, parce que son Saint Graal (Télérama) avait mis je ne sais combien de T noirs, et du coup ma mère voulait le voir.
Et elle m'a dit que c'était génial.
J'étais un peu perplexe parce que ma mère déteste justement le surnaturel, et je me suis dis qu'ils nous ont menti et que c'est encore un truc à la con avec un nom attractif mais qui en fait n'atteindra absolument pas mes espérances. Mais bon, le hiatus d'hiver approchant dangereusement, j'ai "trouvé" quelques épisodes, afin de les garder sous le coude.
J'ai commencé jeudi, et je viens de finir la saison 1 (bon ça n'a rien d'exceptionnel vu que y'a que 8 épisodes d'une heure), et je dois dire que j'ai du mal à mettre des mots sur ce que j'ai ressenti durant ce visionnage. Mais bon, je vais quand même essayer (sans trop spoiler, donc).

Tout d'abord, la BO, magnifique (de Mogwai, si ça vous intéresse). Le générique est aussi très beau, et m'a étrangement fait penser à celui de Six Feet Under (aka Meilleure-série-au-monde-au-moins-si-vous-l'avez-pas-vu-faites-vous-une-faveur). Je sais toujours pas pourquoi parce qu'il n'a aucun rapport, sûrement la musique joyeuse/mélancolique/fascinante et les images qui le sont moins (moins joyeuses, pas moins fascinantes). Enfin bref, le générique et la BO sont pour moi limite primordiaux dans une série. Par exemple, le générique de Grimm me donne envie de pleurer tellement c'est nul, alors que celui de True Blood, je ne l'ai jamais passé en accéléré.



 Ensuite, les personnages. J'avoue, je suis pas une hyper grosse fan des films français. Je sais, fouettez moi. Je n'ai pas encore trouvé de raisons valables. Des fois, il y a des perles que je ne me lasse pas de voir (l'Arnacoeur par exemple), mais je privilégierais toujours les films étrangers.
Mais là, ça a été une agréable surprise. Je n'ai pas retrouvé ce que je n'aime d'habitude pas vraiment dans le cinéma-les séries françaises (quoi que ce soit).
J'ai trouvé que les personnages sont attachants, ou pas d'ailleurs, mais ont tous quelque chose de particulier.
Et j'ai trouvé ça réaliste. Mais pas réaliste-chiant, réaliste-réaliste. Les réactions des personnages lorsqu'ils voient leurs morts revenir, et même les réactions des morts eux-mêmes, tout ça me donnait l'impression qu'on pourrait facilement vivre la même chose.
La photographie et les mises en scène sont très belles également, et très émouvantes (mais bon ça compte pas, rien qu'à voir un gif de l'épisode The Body de Buffy me fait pleurer pendant des heures).
L'ambiance n'est pas pesante, elle est très mélancolique, d'autant plus que les paysages sont magnifiques.
Malgré le thème, ça ne fait pas peur, le surnaturel est là mais sans le côté tapageur. Comme je l'ai dis, on pourrait vivre cette situation. Pour le coup, ça m'a fait penser à World War Z (le livre évidemment) (que je recommande un billion de fois): l'histoire est abracadabrante, mais la façon dont c'est raconté la rend plausible.

Et on a envie d'en savoir plus. On a envie de comprendre. On a envie de savoir pourquoi, comment, quand, où qui. Et comme toute bonne série qui se respecte (pour moi), on ne le saura pas.
Le final s'achève avec encore plus de questions qu'au départ, et sans trouver aucune réponse, ce que je trouve très satisfaisant pour la première saison d'une série aussi prometteuse. On (se) doute, on réfléchit, on établit des liens entre les personnages, mais on devra attendre.
Je dérive encore, mais durant cette saison 2 d'American Horror Story, je trouve qu'une info primordiale a été dévoilée trop vite, et a été bien trop simple à deviner. Pour Les Revenants, on ne sait pas, et on aura aucunes certitudes avant la saison 2, et encore.


Certains personnages ont été très approfondis, d'autres non. On ignore parfois leur rôle dans l'histoire, car on a bien compris que chaque perso, aussi insignifiant qu'il soit, a un rôle dans ce qu'il arrive à ce petit village.
Je pense que je ne vais rien dire de plus, sans quoi ça partirait dans le spoiler et je pense qu'il vaut mieux découvrir par soi-même (dit la fille qui a lu l'intégralité du wiki Game of Thrones et qui a envie de se passer le cerveau à l'eau de Javel).
Honnêtement, Les Revenants mérite un visionnage.

Et une saison 2.

En plus on a droit au Robert Sheehan français (je sais, c'est nul, pardon).

Sunday, October 21, 2012

Beware the Rubber Man.

Bon, j'ai décidé de faire vivre ce blog un peu. J'ai bien envie de faire des articles liés à la mode parce que c'est quand même mon rayon (quoi que), mais n'ayez pas peur, ça ne sera PAS un blog mode.

Mais on verra ça plus tard, parce que maintenant il y a American Horror Story.



American Horror Story, ou AHS pour les intimes, est une série diffusée depuis l'an dernier et créée par Ryan Murphy, le papa de Glee (aka LA série que je ne supporte plus). Du coup au début j'étais perplexe, comment un mec qui met en scène des gamins qui chantent va pouvoir nous faire flipper avec un concept ULTRA bateau ?

Mais je suis un peu une grosse fana d'horreur en tout genre (personnal favourites: zombies, vampires et slashers, mais je suis pas contre des trucs hantés de temps à autres), donc j'ai tenté le coup. Comme souvent, ma première réaction fut "what the fuck did I just watch."

Preuve à l'appui: screen de mon premier post sur Tumblr après avoir fini le s01e01 l'an dernier.

Parce que bon, pour le coup, dans le genre wtf total c'est assez rare de tomber sur ça (sauf quelques épisodes de séries de ci de là et Cabin in the Woods dont je parlerais un jour je pense). AHS plante un paysage de base qui rassure (une famille emménageant dans une belle et vieille maison dont les proprios précédents sont morts de façon super creepy, une folle dans le voisinage, une gamine un peu dépressive-rebelle, un mari psy un peu obsédé et une mère au foyer typique), mais nous fait manger tout ça par le nez au fur et à mesure. Au début, il se passe des trucs sans aucun rapport entre eux, tu comprends pas, t'as l'impression de nager dans le cerveau d'un fou ou d'être bourré-e, et puis après, tu saisis les petites choses qui font de cette série un putain de bijou. Tu élabores des idées, tu essayes de deviner ce qu'il se passe, et évidemment tu te rates parce que AHS n'est pas facile (ou alors tellement facile que t'y pense même pas en fait).
Les personnages ont tous (même les plus secondaires de chez secondaires) une histoire, une âme, une personnalité, si bien qu'on s'attache immédiatement à eux. Même s'ils sont complètement barrés et vraiment flippants, on les aime bien quand même, dans le fond.

Et le cast est, pour le coup, vraiment bien choisi. Evan Peters, Jessica Lange, Dylan McDermott, Zachary Quinto et Denis O'Hare sont mes favoris pour la saison 1, absolument géniaux dans leur genre, avec un gros gros gros coup de coeur pour Jessica Lange qui est ouffissime. J'essaye de pas trop spoiler, mais la scène finale de ce personnage dans la saison 1 est magnifique.

Il y a aussi de l'humour ! En fait, surtout avec le personnage de Ben Harmon (interprété par Dylan McDermott). Ben n'est pas un personnage plein d'humour, il est juste vraiment pathétique, ce qui le rend très drôle. Un mème a été créée en son nom "Reasons to cry like Ben Harmon".

American Horror Story VS The Walking Dead.

Donc voilà, la saison 1 ne fait pas vraiment peur, mais a une atmosphère tellement dérangeante, poisseuse, avec la musique stridente et les flashbacks qu'elle met immédiatement mal à l'aise (mais dans le bon sens hein je suis pas SI maso que ça (si)). C'est une série dont les saisons sont assez courtes (12 épisodes), ce qui permet de poser les bases, nous retourner le cerveau et conclure sans trop de fioritures.

Sans grande surprise, elle a été renouvelée pour une saison 2, qui a commencé cette semaine. Celle-ci est sous-titrée "Asylum", et se passe donc dans un hôpital psychiatrique, avec certains acteurs de la saison 1 (Jessica Lange, Evan Peters, Zachary Quinto, et Dylan McDermott comme on vient de l'apprendre récemment), mais dans des rôles différents. Ouais, ça donne mal à la tête. Mais en fait c'est seulement à ce moment là que j'ai compris le titre de cette série divisée en sous-séries. American Horror Story, histoire d'horreur américaine... on a eu la maison hantée, voici venu le tour de l'asile hanté ! Je me demande ce que Ryan Murphy nous concocte pour la saison prochaine, parce que bien que le concept soit absolument génial, il ne peut pas durer éternellement...

En plus, Adam Levine y joue.

Cette saison 2 a très bien commencé en tout cas. Toujours autant de malaise et de WTF, on y est habitué maintenant. Un million de questions en tête, tout en sachant pertinemment qu'on aura les réponses qu'au compte goutte, d'ici les douze épisodes suivants. J'ai juste un petit bémol par rapport au choix de l'acteur pour incarner le médecin, mais bon ça se trouve je me fourvoie encore complètement ahah. À part ça, les nouveaux acteurs me plaisent, ainsi que les rôles qu'ils occupent. Jessica Lange est de nouveau parfaite dans le rôle de Sister Jude, entre sanity et insanity.

AHS n'est pas une série qui peut plaire à tout le monde, mais lorsqu'on s'y met, et qu'on est conscient dans quoi on s'embarque, on se retrouve devant des épisodes plutôt jouissifs. AHS se permet presque tout et ça, c'est bon.
J'aime beaucoup les séries qui s'intéressent et prennent en compte les avis des fans (Supernatural en tête), mais j'apprécie également celles comme Game of Thrones ou American Horror Story. Ces séries tracent leur chemin prédit à l'avance, tant pis pour la déception des fans quant au tournant que prend l'histoire ou les personnages. Alors ouais, des fois t'es triste et t'as envie de hurler "NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON" en balançant ton ordi à travers la pièce, mais c'est le fait de passer par tant d'émotions qui me plaît. Les choses sont directes, sans tourner autour du pot, qu'on aime ou qu'on aime pas, tant pis. La possibilité que la série soit annulée plane au dessus des scénaristes, évidemment, mais lorsqu'on ne pense qu'à contenter les fans, on perd une partie de l'âme du show.

Suite à cet article hautement intéressant, je vous laisse avec Ben Harmon et sa banane.

Scène culte de la saison 1.