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Wednesday, September 4, 2013

Watch me #10: Siberia

L'année dernière, j'avais écris un truc sur mon addiction à Secret Story, et finalement je l'ai pas publié. Parce que j'étais pas vraiment folle de Secret Story, mais plus du forum où je commentais en direct, où je riais tellement que j'ai failli mourir étouffée plus d'une fois (probablement dans ma graisse aussi vu que la coutume est de bouffer à mort pendant).
En vrai, la télé réalité ça m'emmerde au bout de quelques épisodes. Quel que soit le concept, ça fini toujours par tourner autours de clans, d'amour, de traitres, mais tout ça en mode super boring.

Y'a quelques années, un ovni était diffusé à la télévision anglaise. Ça s'appelle Dead Set, et c'est vraiment trop cool. C'est sur une émission de télé-réalité (Big Brother, qui existe pour de vrai donc, l'ancêtre du Loft, des Colocataires et de tout le reste), qui est un peu chamboulée parce que y'a une apocalypse zombie. J'en dis pas plus, mais y'a peu d'épisodes, c'est assez bon dans le genre, et y'a une morale de fin (absolument pas subtile évidemment, n'est pas Black Mirror qui veut).
Dans le même genre fausse télé-réalité, on a Hollywood Girls. Et Siberia.

Le sous-titre me fait rire, vous avez jamais vu une hebdo de Secret Story en direct vous.

Donc voilà, Siberia est dans le même délire que Koh-Lanta: une quinzaine de participants sont largués dans le trou de cul de la Sibérie, où ils doivent survivre tout l'hiver dans les mêmes conditions que les vendeurs de fourrure de l'époque. Y'a personne sur place, s'ils sont blessés ou veulent abandonner, ils doivent aller appuyer sur un bouton qui envoie un hélico, mais à partir du moment où ils ont franchis une ligne, ils sont éliminés. Ceux qui tiennent se partagent la somme de $500 000.
Je trouve que le synopsis de Allocine est bien trop spoilant, vu que ce qu'il s'y raconte ne se déroule pas avant l'épisode 5. Mais bon, en gros, vous vous doutez que ça va partir en couille à un moment ou à un autre.

C'est super lent à se mettre en place (comme je l'ai dis, cinq épisodes avant d'atteindre le résumé officiel), mais l'ambiance est présente dès le début. En fait cette série m'a beaucoup fait pensé à Hemlock Grove, par rapport à ce que j'ai ressenti. Au début, j'ai cru que c'était une blague, c'était tellement mauvais, c'était pas possible. Et après tu réalises que comme c'est censé être une télé-réalité, avec des personnes qui ne sont pas des acteurs, c'est normal que ce soit "mauvais" (comparé à des séries "normales"). D'ailleurs les acteurs ne sont pas des acteurs, juste des inconnus qui portent le même nom dans la série qu'IRL, ça donne un peu plus de crédit à ce truc.
Et en fait, tu vas ressentir les mêmes émotions que pendant un reality show, mais l'ennui en moins (enfin, un peu en moins, on peut pas tout avoir dans la vie). Il se passe des trucs CHELOU (ou pas), du coup ça entretient un peu le mystère. Disons que c'est comme si Koh-Lanta avait rencontré Lost (en fait c'est même tout à fait ça).

Franchement, ça mange pas de pain, mais ça fait rire (si vous avez le même humour que moi, ce qui n'est pas sûr), ça passe le temps, et on a quand même envie de savoir la suite. Même si pour le coup, le dernier épisode diffusé pour l'instant (le 9) est trèèèès décevant par rapport à l'intrigue...

OKAY.

Wednesday, July 24, 2013

Watch me #9: Orange is the new Black

Après House of Cards et Hemlock Grove, Netflix remet le couvert avec une série sur des femmes en prison. Mais attention: c'est pas glauque.


Tiré d'un roman du même nom, Orange is the New Black (ou OITNB hein) raconte l'histoire de Piper Chapman (la meuf en orange) qui arrive en prison pour femme pour purger une peine de quinze mois, à cause d'une histoire de traffic avec son ex copine, Alex Vause. Sauf que bah, cette histoire est vieille de 10 ans, Piper est fiancée, mène une vie bien rangée à base de détoxification à la limonade et entreprise de fabrication de savons. Soudain, elle apparaît aux yeux du monde comme une "ancienne lesbienne trafiquante de drogue - blanchiment d'argent", et doit réussir à trouver ses marques dans un monde qu'elle ne connait qu'à travers des bouquins qu'elle a lu, genre "la prison pour les nuls". Vu qu'elle a un peu une vie de merde, il s'avère que l'ex en question se trouve dans la même prison qu'elle. Donc voilà.

Dis comme ça, ça paraît pas super joyeux, mais OITNB n'est pas une série joyeuse, c'est ce qu'on peut qualifier de comédie dramatique, je pense avoir autant ri que pleuré pendant ces treize épisodes. Pour être honnête, Piper me gave, mais c'est pas très important, parce que les personnages secondaires sont tout bonnement excellents. Chacun (enfin, une partie quoi, y'a que treize épisodes hein) est mis en avant à travers des flashbacks, de leur vie avant la prison, comment ils ont atterri ici, pourquoi, et ce qui les a changé. Toutes les histoires sont très touchantes, on vire très peu dans le pathos, et même si on retrouve les "codes" des séries du genre (trucs à respecter, troc, gardiens ect), ça reste une série assez universelles. Le quotidien de femmes forcées à vivre ensemble quoi.

Comme je disais, les personnages secondaires sont géniaux, on apprend à les aimer, mais aussi à les détester du plus profond de son âme. L'homophobie fait légion, la pression entre les détenues mais aussi leur absence d'importance face aux gardiens et autres directeurs est palpable, et c'est totalement frustrant. Mais c'est ce qui fait de OITNB une bonne série. On passe par toutes les émotions possibles en un seul épisode, chaque personnage dévoile de nouvelles couches dans leur personnalité qu'on aurait jamais soupçonné, et ça, c'est cool.

Dernier point positif: j'ai beaucoup, BEAUCOUP de mal avec Laura Prepon (Alex Vause, mais aussi Donna dans That's 70' show, Karen dans HIMYM et aussi Karla dans le film du même nom, pire film du monde au moins), mais la série est tellement bien qu'au final, je l'avais oublié.

Prochaine saison en 2014, et vue comment celle-ci se fini, je me consume d'impatience.
 En plus, le générique est long, mais bien cool.



Pour aller plus loin, y'a deux articles sur Madmoizelle bien sympa:
"Orange is the New Black" dans le quotidien d'une prison pour femme
Les femmes d'Orange is the New Black - Les Fantasmes de la Rédac

Thursday, May 30, 2013

Watch me #8: Black Mirror

J'ai entendu parlé de Black Mirror il y a quelques temps sur Madmoizelle, ça m'avait intéressé, je me suis donc procurée les deux saisons disponibles. Et puis j'ai oublié. Y'avait plein de séries en cours, de séries à voir absolument, de séries à pleurer parce que c'est le serie/season finale... et enfin, aujourd'hui, y'a eu un cafouillage à la base de "ivre, elle télécharge la 3ème saison au lieu de la 2ème" d'une série qui me divertie en ces temps de désert audiovisuel.
J'avais donc mon sac de chez Wasabi, une aprèm de libre avant de me replonger dans mes présentations finales, et rien à regarder. LA TRISTESSE. Ah bah si, j'ai Black Mirror, mais bon c'est le genre de truc que j'aime bien mais qui est un peu chiant non ? LOL NOPE.


Black Mirror, c'est une série de (pour l'instant ?) deux saisons de 3 épisodes de 50 minutes chacun. Le truc coolos, c'est que les épisodes sont tous indépendants les uns des autres, mais ils ont tous la même "morale": l'omniprésence de la technologie dans nos vies.

Ouais ça a l'air ennuyant, encore un truc pour nous dire qu'on est trop en train de raconter nos vies sur les réseaux sociaux et tout... non. Ici, la technologie prend au fur et à mesure la forme de choses qu'on ne connait pas encore en vrai mais qu'on imagine, comme quand on se disait "eh truc de fou ça se trouve bientôt on pourra aller sur Internet même quand on utilise le téléphone fixe !". Un truc qui paraît taré mais qui, au final, peut très bien se réaliser un jour.
Le premier épisode, ainsi que le dernier, sont relativement crédibles puisqu'ils pourraient se situer dans notre monde actuel. Les autres un peu moins, mais traitent de choses qu'on peut voir dans des films de science-fiction/anticipation, donc ce sont généralement des trucs qu'on connait (généralement).

Le bon point, c'est que cette série n'est pas moralisatrice, dans le sens où la fin n'est pas du genre à donner des leçons. C'est un constat, c'est tout. Attention SPOILER, généralement ça part en couilles pour tout le monde. Le premier épisode est hautement gerbant, je préfère prévenir, surtout à cause du côté super réaliste.

Black Mirror force le spectateur à se mettre à la place des protagonistes. Est-ce que j'aurais fais le même choix ? Est-ce que j'utiliserais cette technologie de la même façon ? Est-ce que je réagirais pareil ? Car faut dire que les situations y sont très étranges... c'est sordide, étrange, taré, mais pourtant, je pense qu'on aurait pu tous faire le même choix, pour les mêmes raisons.
C'est un peu comme pour Utopia en fait, ça remet en question sa propre moralité, ou du moins celle qu'on pensait avoir, en y mettant de nouvelles interactions et possibilités, liés à la communication.
J'ai fini les deux saisons en un après-midi, je sais pas si y'en a que j'ai préféré ou pas, mais faut dire qu'ils ont tous réussi leur job: me faire réfléchir, rire de façon gênée genre "ohohoh les cons" tout en sachant pertinemment que j'aurais pu être dans la même situation et faire les mêmes choix.
Et c'est assez flippant d'être mis devant l'évidence. Je ne pourrais plus vivre sans Internet, c'est clair et net, mais après vu cette série, on se rend compte des choses. Que personne ne maîtrise Internet, pas les politiciens, ni les têtes des pays, encore moins les criminels. Personne ne peut y échapper, et ça peut faire ressortir le plus mauvais en chaque humain.

Friday, May 10, 2013

Watch me #7: Hannibal

J'ai mis sept épisodes avant d'écrire un truc sur cette série. Pas parce qu'elle est moyenne, je pense que c'est une des meilleures séries de l'année. Mais je sais pas, je n'avais rien à dire, peut-être à cause du fait qu'elle soit si bien d'ailleurs.


J'espère ne pas spoiler en racontant un peu l'histoire d'Hannibal Lecter: un psychiatre renommé, très intelligent, friand de viande humaine, créer par l'écrivain Thomas Harris. J'ai lu le Silence des Agneaux et vu tous les films pendant un été en Crète quand j'étais assez jeune, étrangement j'en garde pas un mauvais souvenir, ni même un bon d'ailleurs. J'avais complètement omis avoir eu conscience de ces histoires avant de me souvenir de certaines scènes des films ou le fait d'avoir lu le livre pour prouver à ma mère qu'il ne faisait pas peur.

Mais bon, les serial killers c'est un peu ma passion, encore plus quand ils sont charismatiques, et comme Dexter part bientôt, il me fallait un remplaçant.
J'avoue qu'en commençant cette série, je m'attendais à une Castle-type: le genre de série très sympa, que je vais suivre jusqu'au bout, mais où je ne ressens pas une excitation hors-norme, où je ne bout pas d'impatience en attendant l'épisode suivant, comme on peut retrouver avec des séries comme Supernatural, Game of Thrones ou Vikings. Bah en fait, ça a été tout le contraire.

Déjà, Hannibal est assez haut placé dans le panthéon des séries classes. C'est pas une vulgaire histoire policière, avec les meurtres à chaque épisode, résolu dans les dernières minutes. Déjà, les meurtres sont esthétiquement très réussis, un peu à la manière de l'avant dernière saison de Dexter. On voit tout ça des yeux du profiler Will Graham, beau gosse rempli de névroses qui lui permettent de se mettre dans la peau des tueurs. Ces "reconstitutions" sont extrêmement bien réalisées, très fines, grâcieuses et belles, malgré l'horreur du crime qui a été commis. Car oui, les crimes sont souvent assez glauques.

Une autre force de la série, c'est bien évidemment Hannibal. Sept épisodes plus tard, et je suis amoureuse. Cet homme est parfait tout en ne l'étant pas. Il cuisine formidablement bien mais n'est pas tolérant envers les végétariens. Il a une attitude très respectable mais ne respecte pas les ordres. Et il fait tout ça avec son sourire à la fois chaleureux et froid, qui te fait hésiter entre manger ce plat contenant probablement de l'humain et t'enfuir à toute jambe. Le choix de Mads Mikkelsen pour interpréter le docteur Lecter dans ce format est aussi intelligente d'Anthony Hopkins dans les films. Tous les deux savent mettre mal à l'aise sans que l'on sache vraiment pourquoi.
Une autre chose que j'adore toujours (il me semble que c'est également présent dans les films mais j'en garde un souvenir assez vague), ce sont les allusions d'Hannibal. Le genre de truc qui va rendre Will ultra-vénère quand il l'aura démasquer "I'd love to have you and your wife for dinner.", "it's very educational" lorsqu'il apprends un nouveau truc policier pour coincer les méchants... il en fait plein, souvent suivi d'un petit sourire genre "I'm fucking hilarious trolololol", et ça me rend complètement tarée, j'ai envie de sauter partout à chaque fois (over-reacting ? Never).

Pour finir, la relation entre Hannibal et Will. Elle est complètement en symbiose. Et le fait de connaître la fin la rend encore plus triste. On voit qu'ils sont tous les deux attachés à l'autre, malgré le fait qu'on puisse les considérer comme des freaks de la nature. Ils se complètent, s'entraident, et c'est toute la beauté du truc. Peu à peu, on en apprend plus sur leurs personnalités complexes-mais-en-fait-pas-tant-que-ça, et on se surprend à les aimer, ces fous furieux.

Encore une fois, Hannibal est probablement une des séries les plus réussies de la rentrée 2013. Faites vous une faveur, regardez (mais évitez de manger devant).

Hannibal = a summary (notez le "justcannibalthings", oh Tumblr, you sweet summer child)

Wednesday, April 24, 2013

Watch me #5: Hemlock Grove

Si je pouvais mettre un sous-titre, je dirais "What the fucking fuck" ou un truc comme ça.


Avant de commencer la série, j'ai vu deux choses. Déjà, l'affiche ci-dessus (coolitude +100), ensuite, Eli Roth. Dans ma tête, ça a été super rapide, je suis un peu devenue tarée et j'ai attendu, attendu, attendu. Aujourd'hui, j'ai enfin vu les trois premiers épisodes, et bah OUAIS.

Déjà, cette série a une particularité assez importante. Il y a 13 épisodes, qui ont TOUS été balancés en même temps sur le site de Netflix. Comme ça c'est un peu comme tu veux, si tu préfères tout t'envoyer en une fois (mon cerveau me dit non), ou si tu veux te garder un peu de suspense par semaine (ce qui va probablement être mon cas).

Du coup, je me sens obligée d'en parler.
Ça va être encore plus bordélique que d'habitude car je ne sais pas si j'aime cette série ou pas. Je ne sais pas si c'est une bonne série ou un navet. Je sais rien et ça m'énerve.

En tout cas, Hemlock Grove n'est pas à mettre entre toutes les mains. J'ai vu le premier épisode, j'étais déçue, teeeellement déçue. Bon okay, y'a une ambiance particulière, un contexte, une mythologie vue un million de fois mais cette fois-ci c'est un peu différent, des acteurs pas trop dégueu à regarder et attirants psychologiquement. Mais on apprend rien. Quand je dis rien, c'est rien. On comprends pas. J'ai rien calé au premier épisode, mais j'ai eu envie de continuer pour ce soir, histoire de me faire une opinion un peu plus tranchée que "hein ? ah ? oh ? Ok...".

Déjà, permettez moi de vous dire que Stellan Skarsgard a fait bien trop d'enfants trop cool. On l'a lui déjà, approximativement partout, et puis son premier fils, Alexander (Eric dans True Blood hein pour ceux qui sont très très loin), Gustaf (le génial Floki dans Vikings) et maintenant Bill, qui ressemble un peu à un Tate raté dans Hemlock Grove. Ah et y'a aussi Jean Grey / Phoenix de X-Men. Et du cul aussi, mais on voit rarement les choses, ça se passe surtout dans des coins exigus (j'ai des crampes rien que d'y penser), et c'est hyper bruyant (et parfois un peu dégueu mais c'est une question de goût) (ohohoh).

On a le pitch: dans une petite ville des stazunis (Hemlock Grove, Pennsylvanie) (quand j'étais jeune, je confondais Pennsylvanie et Transylvanie) (d'ailleurs je suis intimement persuadée que cet état n'a pas été choisi par hasard justement à cause de son nom), y'a une meuf qui se fait manger, tout le monde est au taquet car on a un *animal sauvage* dans les parages. Mais si tu n'en es pas à ta première série ou film fantastique, tu sais très bien ce que meurtre fait par un animal veut dire (t'as pas énormément de choix mais au moins tu sais vers quoi te diriger).
Didonc, que de rebondissements, en plus ça correspond comme de par hasard à l'arrivée d'un nouveau dans la ville, un gitan, qui vole, qui porte du cuir et des jeans troués, qui a les cheveux longs et une barbe et un air rebelle au grand cœur mais qui cache quelque chose profondément. ON SE DEMANDE BIEN CE QU'IL SE PASSE HEIN.
Ah et putain y'a aussi un personne tellement insupportable, presque pire que Joffrey. Vous allez LA repérer assez rapidement je pense.

L'intrigue n'est pas forcément hyper bien ficelée, les personnages sont pas super profonds, des fois il se passe des trucs complètement wtf comme ce qu'on pourrait retrouver dans True Blood ou American Horror Story, MAIS cette série a un truc indéniable. Ne pas se laisser berner par le pilote chiant comme la mort, et continuer si les petites touches de bon gore ne dérange pas. Et en fait, je sais pas, j'ai vraiment envie d'en savoir plus sur les mythologies de la série, et jusqu'où elle peut aller.
Enfin, je préfère prévenir: ne mangez pas devant l'épisode 2, surtout la fin. Ni avant ni après d'ailleurs.
De rien.

ALO UI CER HUMOUR.

Thursday, August 2, 2012

Les conventions, cette addiction méconnue.

Bonjour, je m'appelle Marie et ça fait trois ans que je participe à des conventions.

Les conventions, c'est carrément addictif. Quand j'explique à mes potes en quoi ça consiste, j'ai souvent des regards appuyés genre "elle est folle". On me demande tout le temps le prix que ça coûte, et comme pour mes tatouages, je rechigne un peu à le dire. Parce que les conventions, ça coûte cher. Il y a déjà le prix du pass, plus ou moins élevé selon ce qu'on souhaite, les suppléments, le déplacement, l'hébergement et tout ce qui suit.

Une partie de la FrenchTrueBloodTeam en 2010: Angèle, Cécile et moi !


Pour le coup, c'est pas seulement rencontrer les acteurs, c'est aussi passer du temps avec la French True Blood Team: nous nous sommes rencontrées il y a trois ans lors d'une convention True Blood en Angleterre, et depuis, on essaye de faire le plus de conventions ensemble, tout en continuant à se parler tous les jours sur Internet. Pendant trois jours, on est coupées du reste du monde, on vit dans un hôtel avec les fans et les acteurs, on vit, on bouffe, on boit cette série et le retour à la réalité est souvent très difficile.

Une convention dure donc en général 3 jours, sur un week-end: le vendredi après-midi est réservé à notre arrivée, afin de récupérer nos pass et de prendre connaissance du programme du week-end. Il arrive qu'il y ai une cérémonie d'ouverture en fin de journée également, où l'on rencontre pour la première fois les acteurs qui viennent se présenter pendant une petite demi-heure. Les deux jours suivants sont composés de talks (ou panel, ou encore conférences, discussions entre les acteurs et le public), de séances de photoshoots (photos avec les acteurs par un professionnel, l'occasion d'échanger quelques mots et de prendre une pause sympa), des séances d'autographes (on peut généralement discuter un peu plus longtemps avec les acteurs, leurs remettre des cadeaux etc) et pour les plus riches/chanceux, des meet&greet (abréger en M&G, il s'agit d'une rencontre privilégié avec un acteurs et environ 10 fans, les prix étant souvent assez élevés, voir joués aux enchères). De plus, il y a une ou plusieurs soirées à thème organisées, ainsi que des jeux, des débats et la présence d'une dealer room où on peut acheter les produits dérivés.

Jason, Richard Mark et Sebastian - The Apocalypse 2012

Je vais être honnête, c'est un week-end épuisant. Les journées commencent à 9h au maximum, et les soirées (surtout chez les anglais) finissent officiellement vers les 1h du matin, mais on sait qu'elles continuent dans les chambres après. Il faut savoir aussi que même si on a un excellent niveau en anglais, passer une après-midi à écouter les acteurs parler ça donne un sacré mal de crâne ahah.

Il y a plusieurs règles, officielles ou non, qu'il faut respecter sans quoi on peut se faire renvoyer dans la convention (et être pris pour un imbécile par des centaines de personnes): pas de flash pendant les talks (il y a toujours 2-3 minutes au début de chaque panel où c'est autorisé, mais ensuite c'est interdit), pas de photos pendant les autographes sauf si c'est explicitement autorisé, pas de pose folles pendant les photoshoots (genre baisers et tout), pas de groupisme (attraper les acteurs quand ils passent, les suivre, les stalker...), pas de doublage dans les files, respecter sa place et sa catégorie et plein d'autres trucs qui font parti de la bienséance humaine. Ça paraît un peu exagéré, mais croyez-moi, pour certain(e)s, ça ne leur viendrait pas à l'esprit. Ian Somerhalder et Nina Dobrev en font les frais chaque année, à Paris.

Shy Ian Somerhalder is shy - Welcome to Mystic Falls 2 2012
Au niveau des pass, le prix dépend de ce qu'ils contiennent: plus il y aura des choses incluses (photoshoots, soirées, cocktail party...) plus le prix sera élevé. Il y a souvent quelques pass VIP aux enchères, dont les prix peuvent s'envoler à plusieurs milliers d'euros. Ces pass déterminent également la catégorie de placement dans la salle de conférence: plus on a payé cher, plus on est proche de la scène.

Il faut aussi savoir que les mois avant une convention sont stressants, surtout quand on a déjà son ticket: les guests sont annoncés au compte-goutte, lorsque leur contrat est finalement signé. Ils peuvent également annuler leur venue, même au dernier moment, avec des raisons plus ou moins valables. La grande majorité des conventions ne remboursent pas les pass déjà acheté en cas d'annulation d'un invité, mais transférera évidemment les photoshoots/autographes/meet&greet achetés pour cet invité vers un autre. Du coup, dès qu'on entend la rumeur d'une annulation, on flippe bien. Ça n'a rien à voir avec les organisateurs, il arrive que les agents des acteurs aient accepté une convention sans se rendre compte que ça n'irait pas, ou que l'acteur, qui est également un être humain, annule pour raison privée.

Avec Joe Manganiello l'année dernière: il fait 1m96 et j'ai des talons de 15 cm pour la photo...

Au final, je vais faire ma 7ème convention dans 15 jours, et j'ai rencontré 17 acteurs: Sam Trammell (Sam Merlotte - True Blood), Kristin Bauer van Straten (Pam - True Blood), Todd Lowe (Terry Bellefleur - True Blood), Jim Parrack (Hoyt - True Blood), Marshall Allman (Tommy Mickens - True Blood), Joe Manganiello (Alcide - True Blood), Grant Bowler (Cooter - True Blood), Ian Somerhalder x2 (Damon - the Vampire Diaries), Paul Wesley (Stefan - the Vampire Diaries), Torrey DeVitto (Meredith Fell - the Vampire Diaries), Misha Collins (Castiel - Supernatural), Alona Tal (Jo Harvelle - Supernatural), Traci Dinwiddie (Pamela - Supernatural), Sebastian Roché (Balthazar - Supernatural), Chad Lindberg (Ash - Supernatural), Mark Sheppard (Crowley - Supernatural) et Richard Speight Jr (Gabriel - Supernatural), ainsi que Jason Manns, chanteur et ami du cast de Supernatural.

Mon but n'est pas de me vanter d'avoir rencontrer untel et machin, c'est juste d'apprendre à connaître un peu plus ces acteurs que je vois aussi souvent sur mon ordinateur. Même s'ils contrôlent leur image durant ce genre d'évènements, on a en face de nous la personne et non le personnage. On a vécu des moments de folie, comme à Bitten 2 en 2011, où Joe Manganiello et Marshall Allman ont rappé ensemble, ou tout simplement les talks de Sebastian Roché, obsédé sexuel.
Même si ça devient de plus en plus difficile à suivre niveau budget, j'ai encore plusieurs conventions en tête (the Apocalypse 2 en Août 2013 à Paris, peut-être la Throne Con 2 en Janvier en Angleterre).
Alors ouais, c'est un budget et du temps consacré, mais je considère ça comme un hobby. La plupart de mes amis préfère s'acheter des vêtements ou des accessoires de luxe, et même si j'en ai envie, je sais faire des concessions. Ça permet également de savoir s'organiser dans un pays étranger, de prendre sur soi quand on est timide et d'aller parler aux autres, de se retrouver dans un univers qui nous correspond avec des passionnés comme nous, et de découvrir des personnes qui sont plus que des acteurs que nous apprécions.

 

Pour suivre la FrenchTrueBloodTeam sur twitter, c'est ici
Le (très bon) blog d'Angèle sur True Blood est là

Toutes les photos ainsi que la vidéo sont de moi, donc merci de pas les utiliser sans mon accord hein.