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Saturday, July 27, 2013

Revue: Things and Ink.

Genre je me met à faire des revues.

Mais j'avais pas mal envie de parler de Things and Ink, je pense que ça pourrait intéresser plusieurs personnes qui lisent ce blog de temps à autre, vue où je link mes articles.


Donc Things and Ink, c'est un magazine sur le tatouage. Wahoo, super me diriez-vous, mais c'est pas seulement ça. En fait, j'ai jamais acheté ou lu ce genre de magazine, parce que je me suis jamais retrouvée dedans. J'avoue, je suis rarement allée plus loin que le feuilletage, parce que les couvertures me branchaient pas. J'ai absolument rien contre les meufs qui posent dessus, mais j'ai pas cette vision "sexy" du tatouage que ces magazines semblent perpétrer. Ceci dit, je ne doute pas que le contenu ne soit pas intéressant hein, mais bref.

Du coup j'ai appris à m'informer autre part, sur les forums, Instagram, Tumblr ect. Et c'est d'ailleurs sur IG que j'ai appris l'existence de ce magazine. Je l'ai gardé sous le coude et j'ai passé commande une fois revenue à Londres en profitant de l'offre Bundle, à savoir les trois numéros pour £20 (contre £10 pièce).

Things and Ink est donc un magazine de tatouage bi-annuel (enfin je dis ça mais j'en sais rien, eut-être tri-annuel) qui fête la culture tattoo avec un twist féminin (et féministe selon moi). C'est un magazine anglais, ouvert d'esprit, proposant plusieurs rubriques toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Des hommes sont présents, mais l'accent est mis sur les femmes en tant que professionnelles ou clientes. Chaque numéro se focalise sur un thème: le 2ème, The Face Issue, a comme thème principal les tatouages sur le visage chez les femmes, pourquoi l'avoir fait, en quoi leur vie en tant qu'humain et en tant que femme a changé, et également des points de vue de professionnels (le faire ou pas, sur qui, quand, pourquoi...). Le dernier, The Love Issue, est centrée sur les couples, l'importance du tatouage pour eux (qu'ils soient tous les deux tatoués ou non), si être encré peut changer sa perception dans le principe de la séduction ect.

Mo Deeley, présente dans le 2ème numéro, The Face Issue

Il y a également des rubriques permanentes:
  • Street-Spotter, qui peut correspondre à un street-style tatouesque
  • My First Time: récit de premier tatouage
  • Reader Ink: les tatouages des lecteurs
  • Opinions of Reeree: l'avis sur divers sujet d'une tatoueuse/blogueuse, Reeree Rockette
  • Diary of a tattoo apprentice: comme son nom l'indique, une apprentie (qui a un style assez original) raconte le monde du tatouage de son point de vue.
  • Rocked: sur des objets de déco liés au monde du tatouage
  • The Tattooed Book: revue d'un livre lié de près ou de loin avec le tatouage
  • Th:Ink Music: playlists
Parmi ces sections, on retrouve aussi plusieurs portraits de tatoueuses (en vrac, Rachel Baldwin, Aimeè Cornwell et son père, Rebecca Vincent, Lauren Winzer, Cassandra Frances, Amy Savage...). C'est toujours super intéressant de lire leurs propos, leur point de vue de ce monde qui peut paraître assez sexiste au premier abord. Elles ont toutes une vision différente du tatouage, mais c'est toujours rempli de respect et c'est vraiment appréciable.

Et plus, il y a eu plusieurs dossiers vraiment très bons, tels que la perception des femmes tatouées dans la société actuelle, de l'histoire des femmes tatouées (renommée Herstory, MALING), les femmes tatouées dans leur environnement professionnel, le tatouage comme acceptation de son corps...

Lauren Winzer, qui a un style que j'apprécie beaucoup.

Je les trouve assez développés, sans être des thèses sur le sujet. C'est très complet, très facile à ingérer et ça peut amener à une certaine réflexion.

Pour finir, je trouve la mise en page soignée, c'est pas un vulgaire magazine, mais quelque chose de beau, un peu comme un Numéro. Les photos sont jolies, artistiques, et on voit bien que les rédactrices-photographes-modèles sont passionnés par le tatouage en tant qu'art, sans être pétris de préjugés comme on peut lire souvent partout.

Donc voilà, après un post totalement décousu et pas très intéressant, Things and Ink, c'est BIEN. Évidemment, c'est en anglais, mais je trouve pas que le niveau soit très complexe.

Amy Savage, qui bosse avec Miss Becca, The Launch Issue


Pour aller plus loin:
Le site
Le blog
À part la première photo, le reste ne m'appartient pas, je l'ai pioché sur le blog linké ci-dessus.

Le prochain numéro sort en septembre, intitulé The Art Issue !

Wednesday, May 15, 2013

This is the story about a man drowned in cold waters of the ocean after he lost the one he loved. This is the story about the man who died twice.

Ça fait quelques temps que je me dis qu'il faut que je parle de Woodkid ici, mais j'attendais le moment propice pour le faire, et ce moment est arrivé.

Woodkid donc. Je l'ai découvert en regardant le trailer d'Assassin's Creed Revelations. Étant une grosse groupie d'Assassin's Creed, j'ai accueilli ce trailer comme il le fallait, en hurlant tellement c'était parfait. Beau, comme à son habitude, mais également avec cette musique si puissante, qui n'est même plus le fond du trailer mais l'élément principal, tellement les paroles semblent écrites pour cet opus.

 La première chose que j'ai fais, c'est de shazamer le clip, et ainsi découvrir qu'il s'agit du morceau intitulé Iron, de Woodkid. Dans la foulée, je découvre qu'il y a un clip, et je me prend une seconde baffe dans la gueule.


Je serais incapable de dire pourquoi j'ai tant aimé ce clip, mais j'ai la sensation d'avoir enfin trouvé un artiste qui me correspondait visuellement. J'aime quand un univers est créé, loin du visage du chanteur ou du look du groupe. On peut dire que j'ai été servie.

Du coup j'ai fureté, et j'ai vu que Woodkid, en plus d'être français de naissance, avant sorti un EP contenant, en plus de Iron, trois excellents morceaux: Brooklyn, en hommage à l'endroit où il vit, Baltimore's fireflies et Wasteland. Ces morceaux sont une preuve qu'il maîtrise aussi bien le spectaculaire que les choses plus calmes (en apparence). C'est à ce moment là que j'ai été conquise, et que j'ai enfin eu l'impression de trouver un artiste qui est fait pour moi.

Puis, le clip de Run boy run a été dévoilé, et quelques mois plus tard, celui de I love you, histoire de parfaire un peu plus l'épopée Woodkid, l'image qu'il reflète et l'univers quasi religieux qui s'installe.
Run boy run est une ode à la jeunesse, sur fond de Max et les Maximonstres, tandis que I love you est justement la perte de cette innocence. Ce dernier clip ajoute une dose supplémentaire dans la religion, où on comprends que les clés de Woodkid peuvent être un symbole, comme l'est le crucifix.
Pour le plaisir, je met ces deux clips, en fait les trois sont à regarder à la suite et se suivent de façon assez intelligente.




Son dernier album, sorti il a deux mois, a continué dans la lancée. Maintenant, il est plutôt clair que Woodkid est un des meilleurs artistes de sa génération, touche à tout et bon partout.

J'en ai eu la confirmation hier soir, car j'ai assisté à son concert à Londres, à la Roundhouse de Camden. J'ai réussi à être étonnée, alors que je plaçais la barre très haut pour ce concert. Au départ assez réservé mais souriant et alternant ses deux personnalités: Yoann qui se moque gentiment de l'accent anglais en modifiant les paroles de Brooklyn, un peu timide, et Woodkid, chef d'orchestre gérant à la fois ses musiciens (encore plus impressionnants en vrai que sur les albums), les lumières, et le fond défilant en arrière plan, alternant les images d'églises, de cristaux, de terres inconnues illuminées, de galaxies en noir et blanc.



Au départ, on aurait pu penser que son show manquait de spontanéité, étant donné qu'il a été calculé au millimètre près, pour que les lumières fassent leur effet à tel moment. Mais au fil du concert, il s'est totalement lâché, notamment lors du premier rappel, sur Run boy run. J'avais pas ma montre sous mes yeux, mais on a du faire durer le morceau pendant vingt bonnes minutes, tant le public était fou et réceptif. On a même pris l'initiative de reprendre l'air du morceau alors que ce dernier était fini, à tel point que Woodkid en a pleuré d'émotion (j'ai une certaine passion pour faire pleurer de joie les artistes personnellement, même si ça donne envie de pleurer aussi ahah).

 

C'était assez drôle de voir comment un mec, qui ne se montre pas tant que ça physiquement (même si ses tatouages sont devenus l'emblème de sa "religion") soit aussi charismatique et complètement hyperactif sur scène. En fait, ça correspond bien à l'image que je me faisais d'un concert de Woodkid.

 

Le concert d'hier a été un des meilleurs auxquels j'ai assisté, autant en terme de prestation, de qualité (aussi bon sur CD qu'en live, c'est suffisamment rare pour être souligné) et d'émotion.
Et puis le fait d'être au premier rang aide aussi beaucoup (et ce en me pointant une heure en avance, ça me change des concerts de VK où je dormais devant), sinon, je suis pas sûre que j'y aurait survécue.
Woodkid revient en Novembre à Londres, dans la grande salle de l'O2 de Brixton, avec son orchestre au grand complet cette fois. Autant dire que ça va être foufoufou. Et j'y serais, bien évidemment.


Toutes les photos sont de moi, désolée pour la qualité iPhone mais au moins y'a pas de zoom.

Saturday, April 13, 2013

Fear cuts deeper than swords.

J'ai peur de devenir le genre de personne qui écrit un article à propos de tout ce qui la touche particulièrement en faisant comme si j'avais la science infuse. Ceci dit, si tu viens de Twitter, je te recommande de ne pas lire ce qu'il suit étant donné que je te casse les couilles depuis ce matin avec ça.

Néanmoins, il faut que je parle de ce jour, probablement le pire depuis que je suis arrivée ici (et ceci inclu le premier week-end où j'ai emménagé dans cet appart, tellement flippée et triste que j'ai rien mangé. MOI.)

Ce matin, je me réveille tôt (comme ça m'arrive deux fois par semaine ici - deux fois de trop si vous voulez mon avis), et je vais me doucher. En sortant, je me dis en rigolant "tiens j'ai pas encore vu d'araignée dans la salle de bain c'est drôle". Je me met donc en mode arachnophobe (j'expliquerais ça plus loin), et j'inspecte. Mon inspection a pas duré longtemps car une araignée se trouvait derrière moi.

Après cet incident terrifiant, dont je suis ressortie vainqueur après quelques frayeurs, j'ai décidé de renouer avec ma seconde nature, et au bout de quelques minutes, un terrible constat s'est établi. Il y avait des araignées dans ma chambre. Plusieurs. Approximativement partout.

Je rappelle que nous sommes le matin et que je dois aller en cours. Après avoir passé une dizaine de minutes tétanisée sur mon lit, j'ai pris les premières fringues qui me tombaient sous la main et je me suis enfuie, sans me maquiller ni rien. J'y ai pensé toute la journée. Une araignée près du radiateur, une sur le mur près de mon autre fenêtre, une derrière le cadre que m'a offert la FTBT.
J'ai passé la journée sur mon téléphone ou mon ordi, à chercher des astuces, des magasins dans Londres où je pourrais acheter des répulsifs, des témoignages d'arachnophobes, tout et n'importe quoi.

J'ai fini par acheter une bombe anti-insectes, la seule existante dans mon immense hypermarché (première erreur puisque les araignées ne sont pas des insectes), et je suis rentrée chez moi avec une boule au ventre. Entre temps, j'avais deux nouveaux colocs qui ont l'air super sympa mais qui ont du me prendre pour une tarée en me voyant partir avec des gants de cuisine et l'aspirateur.

J'ai donc tout passé en revu. Tué les araignées que je voyais (le spray m’asphyxiant moi uniquement), en étant de plus en plus au bord de la crise de nerf. Au final, deux autres sont apparues, en plus des trois. Mais c'était fini. J'étais soulagée. Jusqu'à ce que je lève la tête dans mes placards sans porte, que j'avais délaissé pour quelque raison obscure. Deux araignées, plus grosses, s'y trouvaient, juste au dessus de là où je met en vrac mes sacs. Je sors le flash de mon téléphone, et inspecte le reste. J'en repère une autre à l'intérieur de mon placard, près de mes vêtements. Et là, je craque. Crise d'angoisse qui a duré approximativement trois heures, que je passa avec ma mère sur Skype. Lorsque je me suis calmée, j'ai commandé le premier répulsif avec au moins 4 étoiles sur Amazon UK.
Les trois sont toujours là. Elles sont peut-être présentes depuis le début, mais n'empêche que maintenant que je le sais, je me sens très mal.

Je ne sais pas exactement depuis combien de temps je suis arachnophobe, mais je me souviens de quelques incidents qui peuvent m'avoir poussé à le devenir. Quand j'étais petite, une énorme araignée était montée sur ma jambe nue dans la forêt. Plus tard, j'ai été mordue sur le bras, morsure qui s'était infectée. J'ai passé un été avec ma tante et ses amis dans un superbe loft dans la campagne, rempli de monstres vivants. J'ai été une semaine en vacances dans la maison de campagne d'une amie, littéralement infestée de ces bestioles (frigo, sous le matelas, douches, vêtements, j'en ai écrasé pendant la nuit et probablement mangé).
C'est probablement cette combinaison des trois qui fait que maintenant, je me considère comme arachnophobe. L'arachnophobie, c'est pas avoir peur des araignées, comme j'ai peur des fruits pourris ou des soirées où y'a que des gens que je connais pas. L'arachnophobie c'est être tétanisée devant un truc de quelques millimètres avec des pattes, c'est de systématiquement inspecter chaque nouvelle pièce où j'entre, avec les points stratégiques (recoins - dessus de fenêtre - dessus de lampes). C'est d'être incapable de tuer une araignée tant on est incapable de faire le moindre geste. C'est de faire une crise d'angoisse à l'idée qu'elles sont là, de fondre en larmes et d'être incapable de s'arrêter. C'est de s'évanouir en leur présence. C'est d'être capable d'épouser la personne qui s'en débarrassera pour moi.

J'ai réussi à faire avec cette phobie avec le temps, puisqu'en 2012 j'en ai vu deux: une à Bitten, où Angèle m'a bien aimablement sauvé, et une chez moi, et cette fois-ci ce fut ma mère qui m'aida (même si "imagine elle était là depuis la veille oh putain putain putain" m'a travaillé toute la nuit). J'en ai tué deux depuis que je suis à Londres, une la première nuit et une y'a peut-être une semaine. Les deux fois, ça a été dur, mais une par semaine, c'est raisonnable. Jusqu'à aujourd'hui, évidemment.
 
Enfin, l'arachnophobie c'est aussi de subir les "moi aussi j'aime pas les araignées" "c'est pas la petite bête qui va manger la grosse" "c'est pas dangereux" "ça porte chance" "roh c'est rien, t'es plus une enfant". C'est aussi les gens qui me montre des photos d'araignées pour rire, ce que je ne supporte pas non plus (le gif du mec qui tente de piéger un monstre mais qui fini par lui tomber dessus m'a rendu hystérique).

Une phobie, c'est irrationnel. Je sais que c'est complètement con d'avoir peur d'une araignée, au pire elle fait quoi, elle me monte dessus ? C'est rien, y'a des bombes nucléaires pouvant être activées à tout moment, la fonte des glaces et tout. Mais ça n'empêche que si j'étais en présence de plusieurs grosses mygales qui me montaient dessus, mon cœur lâcherait en quelques secondes.

Arachnophobes du monde entier, vous n'êtes pas seuls. Militons pour un monde où un bracelet répulsif extrême dans un rayon de 200m verrait le jour.

Sunday, March 31, 2013

I'm ready to start the conquest of spaces.

(Le titre de cet article c'est une chansons géniale de l'album génial de Woodkid, sorti deux jours après que je sois arrivée ici. DONC VOILÀ.)

Voici donc un premier post depuis l'autre côté de la Manche. Ça fait maintenant deux semaines que je suis montée dans l'Eurostar, et une semaine que j'ai emménagé dans mon nouveau chez-moi. C'est donc l'heure du premier bilan.

Portobello Road, Notting Hill

Londres, c'est cher. Bon, c'est pas un scoop, c'est un peu comme dire que le soleil ça brûle et que l'eau ça mouille, je pense qu'on est d'accord. Ceci dit, Londres, c'est vraiment cher. La chambre que j'occupe actuellement, dans une colocation, je l'ai choisi parce que j'ai eu un coup de cœur pour elle (très grande, lit double, plein de rangement, fauteuil, table basse et tout). J'étais en colocation avec trois autre personnes, deux sont parties il y a deux jours et la dernière repart chez elle vendredi prochain, donc disons que je n'ai pas et n'aurais pas l'opportunité de mieux les connaître. L'appartement est un duplex dans une résidence de HLM (si on peut appeler ça comme ça), et se trouve à l'Est, c'est à dire dans le meilleur coin du monde, au moins (Stoke Newington, vers Hackney, Brick Lane, Bethnal Green...), assez bien desservi en transport (il faut savoir que l'Est pue un peu en matière de métro, c'est simple y'en a pas - du moins pas vers chez moi ou Hackney, mais quand on a habité 22 ans en banlieue parisienne notamment sur la ligne 13, c'est pas trop dérangeant).

Donc cette chambre, je la kiffe, je me suis installée, je m'y suis faite, mais par contre, le loyer, je m'y fais pas. Je peux me l'offrir (encore heureux), mais psychologiquement, savoir combien je met chaque mois pour une chambre dans une coloc, ça me donne envie de pleurer du sang. Et je ne paye pas un prix excessif par rapport au marché.

Sinon, petit tip pour celles et ceux qui souhaiteraient venir s'installer ici, pour la recherche de coloc, je conseille (évidemment) de ne rien prendre sans avoir visité, donc le mieux c'est d'être dans une auberge de jeunesse (ou un hôtel hein) pendant une semaine, de se prendre immédiatement une carte sim dans un des opérateurs avec un forfait Top-Up (les bonnes vieilles mobicartes), s'installer dans sa chambre ou au Starbucks et aller sur Gumtree, définir son prix maximum par semaine, les zones maximum où on souhaite aller, et appeller/envoyer des textos à toutes les annonces qui nous plaisent pour booker des rendez-vous.
Bien sûr, annonce trop belle pour être vraie = trop belle pour être vraie, ne choisissez que des annonces avec photos, n'envoyez pas d'argent ni un scan d'un papier d'identité, et évitez les annonces des agences, qui peuvent être une arnaque et/ou vous faire payer un supplément inutile.
On peut booker deux ou trois visites par jour, ça permet de voir comment ça se passe dans ces cas là et d'avoir une chambre assez rapidement.
Sur soi, toujours amener une photocopie de son passeport, ils demandent également souvent un deposit (caution) et un mois d'avance, personnellement je n'aime pas me balader avec autant d'argent sur moi, du coup quand j'ai choisi cette chambre, je suis revenue avec l'argent. Mais libre à vous de les avoir, il peut arriver que vous soyez plusieurs à visiter la même chambre, et je suppose que si la chambre est vraiment géniale, allonger la thune direct vous garantie de l'avoir.
Avant de signer un contrat, lisez le attentivement, mettez vous d'accord sur les frais (la council tax, internet...) qui pourraient être OU PAS inclus dans le loyer, sur le ménage...
Enfin voilà, il y a beaucoup de demande, peu d'offres de qualité, et ça se joue à la chance et à la persévérance. À voir donc. 

Une partie de ma chambre... avec ma merveilleuse literie Primark


 Je ferme cette parenthèse géante et je continue sur le prix à Londres. Y'a aussi un truc qu'on prend pas souvent en compte dans notre tête, surtout quand on est parisien et qu'on a le pass Imagin'R / Navigo, qu'on paye 40€ par mois pour voyage illimité dans nos zones et absolument partout le week-end, c'est le prix des transports en commun. Ici, c'est un peu plus compliqué. Déjà, on a une Oyster card (Carte huitre. Franchement qui a inventé ce nom.), qu'on peut soit top-uper (mettre de la thune dessus suivant ce qu'on dépense), ou prendre des forfait à la semaine/au mois, en choisissant les zones que l'ont fait.

Au début, je top-upais, mais il s'avère que c'est quand même assez cher (je crois que c'est aux alentours de £1,5 par trajet mais je dis probablement de la merde, en plus ça dépend des heures et tout, bref c'est relou), surtout quand t'es une flemmarde et que prendre le métro pour deux stations ça te fait kiffer.
Du coup, j'ai pris le forfait à la semaine, zone 1-2, £35. TRENTE CINQ POUNDS. C'est ce que je payais par mois à Paris. J'ai pas envie de compter pour voir si je rentabilise ou pas, étant donné que ça fait trois jours que je sors pas, j'ai un peu peur. Bon apparemment il y aurait une réduction étudiante de 30%, les gens dans mon école sont un peu paumé mais ça serait cool quand même.
L'astuce, c'est de prendre le bus. Le trajet est à un prix unique (£1,30), quelles que soient les zones où on va, et lorsqu'on a par exemple un forfait zone 1-2, on peut aller en zone 3, 4... avec et ne pas payer de supplément. Et en plus, des bus, doit y en avoir deux millions à Londres (rien qu'en bas de chez moi y'en a une dizaine sur UN arrêt). Par contre, ils sont lents vu que les arrêts sont littéralement à 200m les uns des autres...

Enfin, la bouffe. Personnellement, je ne ressens pas un prix particulièrement excessif sur ça, mais je faisais mes courses chez Casino à Paris, ce qui coûtaient un peu la peau du cul. Le truc bien ici, c'est que quasiment tout est en promo, tout le temps. Genre le paquet de pâtes à £1, si t'en prend deux ça te revient à £1,5. Des fois, mes muffins passent à 50p les quatre... enfin bref, si on fait attention, ça ne revient pas trop cher. Par contre, il faut savoir qu'ici, les anglais mangent pas aux mêmes horaires que nous, et j'ai rapidement pris le plis. Les restaurants sont vides à 13h, mais par contre à 17h, tout le monde est au Mcdo ou avec des sandwishs dans la rue. Du coup mon alimentation est encore moins équilibrée ici...

Au niveau de la mode, c'est simple, quelque soit ton budget, tu trouves des trucs cools. Que ce soit chez Primark, Topshop, Selfridges, H&M, il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les bourses. Ceci dit, les marques typiques qu'on ne trouve pas ou mal en France (Forever 21, Topshop, New Look, Boohoo, Miss Selfrifges...) sont évidemment les plus cool, avec des prix pas trop excessifs pour une qualité égale.

Les merveilleux sacs Topshop

Et enfin, ce n'est pas une légende, ici, les gens don't give a fuck. Jamais. Nul part. Deux semaines que je suis ici, je me suis baladée dans Londres avec des amies, dans des coins touristiques ou non, la nuit, le jour, dans le dernier métro, et pas une seule fois en deux semaines, je n'ai eu une remarque, un regard ou un geste déplacés, alors que ça m'arrivait tous les jours à Paris. C'est une putain de bouffée d'air frais, de se sentir "en sécurité", de ne plus sentir les regards lubriques des mecs ou les remarques à la con quand tu ne fais que marcher dans la rue. Même mes colocs n'ont jamais fait de remarques sur mes tatouages, ni même dire quoi que ce soit dessus.
En fait, je ne pense pas qu'il s'agisse vraiment d'indifférence, mais plus de respect de l'autre, de sa vie privée, de son style. J'ai vu sur mon quai un mec portant un onesie et des compensées d'une bonne dizaine de centimètres, passer devant un groupe de gamines et une personne âgée, sans qu'aucun ne lève la tête, ne fasse les gros yeux, ne ricane. C'est si bon.

Je ne vais pas m'en cacher, je faisais pas la maligne lorsque je suis arrivée. Quitter ma chambre, ma mère, vivre seule dans un pays étranger... ça a vraiment pas été facile, et ça l'est toujours pas. Mais j'ai rencontré deux ou trois personnes très cool, et ça me donne confiance en l'avenir. Je pense que je pourrais me plaire ici.

Et puis si c'est pas le cas, je reviens en juin ahah

Ce gif est malheureusement réaliste. Enfin, même si pour l'instant c'est surtout le froid qui casse les couilles.
Si vous avez des questions, vous pouvez toujours me laisser un commentaire et je me ferais un plaisir de vous répondre ou vous aider :)

Saturday, March 16, 2013

MOVING ON !

Good bye Paris, hello London !


Dans très exactement quatre heures, je monte dans l'Eurostar, aller simple, et je commence ma nouvelle vie à Londres. J'en ai tellement rêvé que je ne me rends pas bien compte que ça y est, c'est le grand jour, c'est le moment où je dois arrêter d'être une fiotte et commencer à vivre comme je le veux et non comme ma flemme et mes peurs me le dictent.

J'espère que vous aimez bien Londres parce que vous n'avez pas fini d'en entendre parler ici.

Saturday, February 2, 2013

Noah je t'aime, peux-tu m'épouser ?

Aujourd'hui, l'article 1 qui consent le mariage entre deux personnes de même sexe ou de sexe opposé est passé. Même s'il en reste plein, même si on est pas vraiment au bout du combat (le sera-t-on un jour ?), je pense qu'il faut être content et fier de ces petites victoires du quotidien. Les petites victoires font les grands changements.

Bon en fait, si je fais cet article, c'est surtout pour dire que je suis allée manifester dimanche dernier. Wahou super la meuf. Je précise quand même que pour moi, le dimanche est tellement déprimant que c'est rare que je me bouge le cul plus loin que ma théière. Pourtant, réveil à 9h30, je suis allée chercher Coralie, et tout dindon-vampires dehors, nous sommes allées braver le froid (en fait non) et la foule (ça, oui) avec d'autres Madmoizelles.

La dernière fois que j'ai manifesté, c'était pour le CPE, je connaissais vaguement le truc mais j'étais plus excitée à l'idée de passer mes journées devant notre lycée barricadé en fumant des black devils perchée sur des poubelles. Je suis pas vraiment la politique, parce que c'est rare qu'il y ai des choses qui me prennent aux tripes. Ouais je suis une pauvre fille de 22 ans qui vit encore chez sa mère, mais bon, on peut pas tout avoir dans la vie.
Par contre, le mariage gay, ça, je le voulais. J'ai été élevée par ma mère qui m'avait expliquée très jeune l'homosexualité, et également qu'on a pas forcément besoin d'un père (ou d'une mère) dans notre vie pour grandir et s'épanouir.
Je ne vais pas vous cacher que j'ai pleuré le 6 mai 2012. Parce que parmi toutes ces promesses, il y en avait une qui m'avait poussé à y croire. Et nous y sommes, maintenant.

J'ai vu le titre de cet article sur une pancarte, qui était toujours à quelques mètres de nous, dimanche, un peu comme un leitmotiv. Il y avait des messages géniaux, mais je sais pas, celle-ci, je l'ai retenu, je l'ai aimé.
Le soleil aussi était du bon côté de l'histoire ce jour là, parce qu'on avait chaud, très chaud. On a chanté la Marseillaise devant la banderole des zoophiles, on a hurlé les slogans avec des milliers de personnes, et j'ai enfin compris pourquoi c'était bon, de manifester pour quelque chose qu'on souhaite si fort qu'on en mal au coeur.
À la base, je ne voulais pas. Je n'y suis pas allée le 16 décembre, parce que après tout, pourquoi manifester pour un droit aussi évident que celui-ci ?
Mais ensuite, mon côté naïf est allé se terrer tout au fond de mon cerveau, et j'ai arrêté de faire la fille qui a des convictions, de loin.
Je suis tellement détachée de la plupart des actualités, pas parce que je m'en fous, au contraire, mais parce que je me sens tellement impuissante que ça aurait fini par me rendre malade. Mais cette fois-ci, je pouvais faire quelque chose qui comptait, vraiment. Être parmi ces milliers de gens pour l'égalité, tout court. Soutenir celles et ceux qui n'ont pas les mêmes droits que tout le monde, alors qu'on est tous êtres humains, et que les êtres humains naissent libres et égaux en droit.

Je ne souhaite pas me marier, je suis hétérosexuelle et je préfère manger mon poids en brocolis (et je déteste VRAIMENT ÇA) plutôt que d'avoir un gosse. Mais tout ça, on s'en fout. Je suis pas là pour "voler la vedette" à ceux qui veulent tout ça, en montrant à quel point je suis tolérante. On s'en fout de ça, honnêtement, je pense que c'est juste le fait d'être là, dans la rue, mais aussi à chaque seconde, à montrer à celles et ceux qui sont encore plus opprimés qu'ils ne sont pas seuls. Que pour une insulte, il y a dix embrassades, un droit refusé, il y a dix poings levés.
Alors ouais, le combat est très loin d'être terminé, mais ça reste une victoire. Et petit à petit, on y arrivera. Alors prochaine étape, adoption, GPA, PMA.


La photo est de moi.

Sunday, December 2, 2012

Milaaaano.

En fait au début je voulais raconter ce séminaire mais finalement je ne vais pas le faire. Parce que c'est pas un truc universel, que ça n'engage que moi, et puis au final on s'en fout un peu. Du coup, place aux photos ! 

Day One.


Stock de tissus chez Cinzia Rocca (entreprise de manteaux pour vieilles haut de gamme).

Les pauvres.

En attente de la livraison.

Day Two.


Dans les archives de l'entreprise Ratti - impression sur soie.






Avant coloration, tissage des foulards LV.



Chaque truc bleu correspond à une couleur d'un motif, qui vont être superposé jusqu'à obtenir le motif final voulu. Ils ne sont tirés qu'en un seul exemplaire, de sorte que lorsqu'une marque souhaite arrêter un motif en particulier, il est détruit et ne sera pas copié (dans les règles de l'art quoi).


Showroom de MF1, production d'article en maille pour (notamment) les maisons du groupe PPR.

Un petit Cosmo au Corso Como Café, histoire d'être une hipster une fois dans ma vie.

 

 Day Three. 

 

Les chaussures que porte Bella (Twilight) à son mariage - sous-traitant en grande partie de Manolo Blahnik.

Alexander McQueen a été stagiaire ici durant sa scolarité à la St Martin's School. Il y a créée sa première collection de chaussures.



On sait toujours pas où c'est mais c'est beau (je me demande si c'est pas un des châteaux des Sforza (merci Assassin's Creed)).

Alexander McQueen au musée de la chaussure. Le créateur du musée le considère comme un des plus grand artiste de sa génération, entre autre parce qu'il créait les chaussures directement, sans patron, formes ni rien.

Minna Parikka.

Day Four.


Chez Borsalino. Vous saviez que le feutre des chapeaux c'était à la base du lapin ? Enfin, c'est toujours le cas chez eux.




Les machines utilisées pour séparer les poils des peaux de lapins ont plus de 150 ans, ce sont celles utilisées par Borsalino himself.

Il y a encore beaucoup d'étapes réalisées à la main.

Quasiment toutes les machines - supports - méthodes sont d'époque.

Une des méthodes pour feutrer le chapeau.

Petite pause sur l'autoroute, entre les Alpes françaises et italiennes.

Entreprise Cerruti (les tissus, pas les costumes, même si à la base tout était réuni).

Les archives Cerruti, qui contiennent tous les tissus utilisés par an, ainsi que la formule afin de pouvoir les reproduire. Par exemple, en ce moment, ils produisent des tissus créée initialement en 1903.

J'ai bien envie de dormir dans ces barils de cachemire.

Il y a trois millions de kilos de fils dans leur entrepôt entièrement informatisé.

Nino Cerruti (qui travaille toujours ici mais que nous n'avons malheureusement pas vu) a faire peindre les murs de cette couleur durant la Seconde Guerre Mondiale, afin que la manufacture soit invisible du ciel et ne puisse être ciblée par les bombes.





Il Duomo, aka le centre de la ville. Plutôt impressionnant, même si ça fait bizarre de voir du gothique en Italie. 




Corso Vittorio Emanuele II (aka SHOOOOPPIIIIING).

Day Five.


Last but not least. Et comme nous avons vu la production des chassures pas encore sorties dans le commerce, les photos étaient interdites.

Musée de la marque Valextra. Ici, une serviette en peau d'hippopotame... il y avait également de l'éléphant, de l'autruche (le cuir de ses pattes), de l'éléphant de mer et du serpent d'eau.





Et je termine donc par cet impressionnant Zara.