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Saturday, July 27, 2013

Revue: Things and Ink.

Genre je me met à faire des revues.

Mais j'avais pas mal envie de parler de Things and Ink, je pense que ça pourrait intéresser plusieurs personnes qui lisent ce blog de temps à autre, vue où je link mes articles.


Donc Things and Ink, c'est un magazine sur le tatouage. Wahoo, super me diriez-vous, mais c'est pas seulement ça. En fait, j'ai jamais acheté ou lu ce genre de magazine, parce que je me suis jamais retrouvée dedans. J'avoue, je suis rarement allée plus loin que le feuilletage, parce que les couvertures me branchaient pas. J'ai absolument rien contre les meufs qui posent dessus, mais j'ai pas cette vision "sexy" du tatouage que ces magazines semblent perpétrer. Ceci dit, je ne doute pas que le contenu ne soit pas intéressant hein, mais bref.

Du coup j'ai appris à m'informer autre part, sur les forums, Instagram, Tumblr ect. Et c'est d'ailleurs sur IG que j'ai appris l'existence de ce magazine. Je l'ai gardé sous le coude et j'ai passé commande une fois revenue à Londres en profitant de l'offre Bundle, à savoir les trois numéros pour £20 (contre £10 pièce).

Things and Ink est donc un magazine de tatouage bi-annuel (enfin je dis ça mais j'en sais rien, eut-être tri-annuel) qui fête la culture tattoo avec un twist féminin (et féministe selon moi). C'est un magazine anglais, ouvert d'esprit, proposant plusieurs rubriques toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Des hommes sont présents, mais l'accent est mis sur les femmes en tant que professionnelles ou clientes. Chaque numéro se focalise sur un thème: le 2ème, The Face Issue, a comme thème principal les tatouages sur le visage chez les femmes, pourquoi l'avoir fait, en quoi leur vie en tant qu'humain et en tant que femme a changé, et également des points de vue de professionnels (le faire ou pas, sur qui, quand, pourquoi...). Le dernier, The Love Issue, est centrée sur les couples, l'importance du tatouage pour eux (qu'ils soient tous les deux tatoués ou non), si être encré peut changer sa perception dans le principe de la séduction ect.

Mo Deeley, présente dans le 2ème numéro, The Face Issue

Il y a également des rubriques permanentes:
  • Street-Spotter, qui peut correspondre à un street-style tatouesque
  • My First Time: récit de premier tatouage
  • Reader Ink: les tatouages des lecteurs
  • Opinions of Reeree: l'avis sur divers sujet d'une tatoueuse/blogueuse, Reeree Rockette
  • Diary of a tattoo apprentice: comme son nom l'indique, une apprentie (qui a un style assez original) raconte le monde du tatouage de son point de vue.
  • Rocked: sur des objets de déco liés au monde du tatouage
  • The Tattooed Book: revue d'un livre lié de près ou de loin avec le tatouage
  • Th:Ink Music: playlists
Parmi ces sections, on retrouve aussi plusieurs portraits de tatoueuses (en vrac, Rachel Baldwin, Aimeè Cornwell et son père, Rebecca Vincent, Lauren Winzer, Cassandra Frances, Amy Savage...). C'est toujours super intéressant de lire leurs propos, leur point de vue de ce monde qui peut paraître assez sexiste au premier abord. Elles ont toutes une vision différente du tatouage, mais c'est toujours rempli de respect et c'est vraiment appréciable.

Et plus, il y a eu plusieurs dossiers vraiment très bons, tels que la perception des femmes tatouées dans la société actuelle, de l'histoire des femmes tatouées (renommée Herstory, MALING), les femmes tatouées dans leur environnement professionnel, le tatouage comme acceptation de son corps...

Lauren Winzer, qui a un style que j'apprécie beaucoup.

Je les trouve assez développés, sans être des thèses sur le sujet. C'est très complet, très facile à ingérer et ça peut amener à une certaine réflexion.

Pour finir, je trouve la mise en page soignée, c'est pas un vulgaire magazine, mais quelque chose de beau, un peu comme un Numéro. Les photos sont jolies, artistiques, et on voit bien que les rédactrices-photographes-modèles sont passionnés par le tatouage en tant qu'art, sans être pétris de préjugés comme on peut lire souvent partout.

Donc voilà, après un post totalement décousu et pas très intéressant, Things and Ink, c'est BIEN. Évidemment, c'est en anglais, mais je trouve pas que le niveau soit très complexe.

Amy Savage, qui bosse avec Miss Becca, The Launch Issue


Pour aller plus loin:
Le site
Le blog
À part la première photo, le reste ne m'appartient pas, je l'ai pioché sur le blog linké ci-dessus.

Le prochain numéro sort en septembre, intitulé The Art Issue !

Wednesday, May 15, 2013

This is the story about a man drowned in cold waters of the ocean after he lost the one he loved. This is the story about the man who died twice.

Ça fait quelques temps que je me dis qu'il faut que je parle de Woodkid ici, mais j'attendais le moment propice pour le faire, et ce moment est arrivé.

Woodkid donc. Je l'ai découvert en regardant le trailer d'Assassin's Creed Revelations. Étant une grosse groupie d'Assassin's Creed, j'ai accueilli ce trailer comme il le fallait, en hurlant tellement c'était parfait. Beau, comme à son habitude, mais également avec cette musique si puissante, qui n'est même plus le fond du trailer mais l'élément principal, tellement les paroles semblent écrites pour cet opus.

 La première chose que j'ai fais, c'est de shazamer le clip, et ainsi découvrir qu'il s'agit du morceau intitulé Iron, de Woodkid. Dans la foulée, je découvre qu'il y a un clip, et je me prend une seconde baffe dans la gueule.


Je serais incapable de dire pourquoi j'ai tant aimé ce clip, mais j'ai la sensation d'avoir enfin trouvé un artiste qui me correspondait visuellement. J'aime quand un univers est créé, loin du visage du chanteur ou du look du groupe. On peut dire que j'ai été servie.

Du coup j'ai fureté, et j'ai vu que Woodkid, en plus d'être français de naissance, avant sorti un EP contenant, en plus de Iron, trois excellents morceaux: Brooklyn, en hommage à l'endroit où il vit, Baltimore's fireflies et Wasteland. Ces morceaux sont une preuve qu'il maîtrise aussi bien le spectaculaire que les choses plus calmes (en apparence). C'est à ce moment là que j'ai été conquise, et que j'ai enfin eu l'impression de trouver un artiste qui est fait pour moi.

Puis, le clip de Run boy run a été dévoilé, et quelques mois plus tard, celui de I love you, histoire de parfaire un peu plus l'épopée Woodkid, l'image qu'il reflète et l'univers quasi religieux qui s'installe.
Run boy run est une ode à la jeunesse, sur fond de Max et les Maximonstres, tandis que I love you est justement la perte de cette innocence. Ce dernier clip ajoute une dose supplémentaire dans la religion, où on comprends que les clés de Woodkid peuvent être un symbole, comme l'est le crucifix.
Pour le plaisir, je met ces deux clips, en fait les trois sont à regarder à la suite et se suivent de façon assez intelligente.




Son dernier album, sorti il a deux mois, a continué dans la lancée. Maintenant, il est plutôt clair que Woodkid est un des meilleurs artistes de sa génération, touche à tout et bon partout.

J'en ai eu la confirmation hier soir, car j'ai assisté à son concert à Londres, à la Roundhouse de Camden. J'ai réussi à être étonnée, alors que je plaçais la barre très haut pour ce concert. Au départ assez réservé mais souriant et alternant ses deux personnalités: Yoann qui se moque gentiment de l'accent anglais en modifiant les paroles de Brooklyn, un peu timide, et Woodkid, chef d'orchestre gérant à la fois ses musiciens (encore plus impressionnants en vrai que sur les albums), les lumières, et le fond défilant en arrière plan, alternant les images d'églises, de cristaux, de terres inconnues illuminées, de galaxies en noir et blanc.



Au départ, on aurait pu penser que son show manquait de spontanéité, étant donné qu'il a été calculé au millimètre près, pour que les lumières fassent leur effet à tel moment. Mais au fil du concert, il s'est totalement lâché, notamment lors du premier rappel, sur Run boy run. J'avais pas ma montre sous mes yeux, mais on a du faire durer le morceau pendant vingt bonnes minutes, tant le public était fou et réceptif. On a même pris l'initiative de reprendre l'air du morceau alors que ce dernier était fini, à tel point que Woodkid en a pleuré d'émotion (j'ai une certaine passion pour faire pleurer de joie les artistes personnellement, même si ça donne envie de pleurer aussi ahah).

 

C'était assez drôle de voir comment un mec, qui ne se montre pas tant que ça physiquement (même si ses tatouages sont devenus l'emblème de sa "religion") soit aussi charismatique et complètement hyperactif sur scène. En fait, ça correspond bien à l'image que je me faisais d'un concert de Woodkid.

 

Le concert d'hier a été un des meilleurs auxquels j'ai assisté, autant en terme de prestation, de qualité (aussi bon sur CD qu'en live, c'est suffisamment rare pour être souligné) et d'émotion.
Et puis le fait d'être au premier rang aide aussi beaucoup (et ce en me pointant une heure en avance, ça me change des concerts de VK où je dormais devant), sinon, je suis pas sûre que j'y aurait survécue.
Woodkid revient en Novembre à Londres, dans la grande salle de l'O2 de Brixton, avec son orchestre au grand complet cette fois. Autant dire que ça va être foufoufou. Et j'y serais, bien évidemment.


Toutes les photos sont de moi, désolée pour la qualité iPhone mais au moins y'a pas de zoom.

Sunday, December 16, 2012

When I decide it will be them...not us.

Voilà, je viens de finir Assassin's Creed 3, et j'avais bien envie d'en parler. Je préviens, avant de cliquer, il y aura (évidemment) des spoilers sur ce jeu et les précédents opus.

Déjà, deux teasers que j'aime beaucoup pour ce jeu. Même si, déjà, ça commençait pas ouffissimement bien entre nous, le côté très axé "God bless America et les Anglais puent" m'avait un peu dérangé, et puis surtout c'est absolument pas une époque qui me fait rêver.

"Rise". Si ça vous intéresse, la musique utilisée est la reprise de My body is a cage, par Peter Gabriel. Également utilisée pour une scène mémorable de House M.D.

Et le trailer de l'E3 également, un peu spoiler pour le coup. Et qui nous rappelle quand même le but de ce jeu...


Sunday, November 18, 2012

The Cabin in the Woods: je sais pas si j'adule ou si j'adore en fait.

Je viens tout juste de finir pour la deuxième fois The Cabin in the Woods, et je pense qu'il est temps que j'en parle.
Il y aura des spoilers, parce que franchement faire un article dessus sans entrer dans le vif du sujet, c'est un peu la tristesse.

The Cabin in the Woods est un film qui est sorti l'année dernière, produit par Joss Whedon (mais si, Buffy, Firefly, Dollhouse, Avengers...), qui raconte l'histoire de cinq jeunes partis en week-end dans une cabane dans le trou du cul des États-Unis, mais en fait c'est pas vraiment ça.

Un petit air des films d'horreur d'antan je trouve.

Déjà, avant de commencer les spoils, je tiens à dire que le casting est un peu une mine d'or Whedonesque. Il y a Chris Hemsworth (Thor dans Avengers), Fran Kranz (Topher dans Dollhouse), Amy Acker (Fred dans Angel et Claire dans Dollhouse) et Tom Lenk (Andrew dans Buffy et Angel). Voir quatre acteurs fétiches de Whedon dans un film comme the Cabin in the Woods c'est quand même super cool.

Maintenant, place aux spoilers !