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Wednesday, May 15, 2013

This is the story about a man drowned in cold waters of the ocean after he lost the one he loved. This is the story about the man who died twice.

Ça fait quelques temps que je me dis qu'il faut que je parle de Woodkid ici, mais j'attendais le moment propice pour le faire, et ce moment est arrivé.

Woodkid donc. Je l'ai découvert en regardant le trailer d'Assassin's Creed Revelations. Étant une grosse groupie d'Assassin's Creed, j'ai accueilli ce trailer comme il le fallait, en hurlant tellement c'était parfait. Beau, comme à son habitude, mais également avec cette musique si puissante, qui n'est même plus le fond du trailer mais l'élément principal, tellement les paroles semblent écrites pour cet opus.

 La première chose que j'ai fais, c'est de shazamer le clip, et ainsi découvrir qu'il s'agit du morceau intitulé Iron, de Woodkid. Dans la foulée, je découvre qu'il y a un clip, et je me prend une seconde baffe dans la gueule.


Je serais incapable de dire pourquoi j'ai tant aimé ce clip, mais j'ai la sensation d'avoir enfin trouvé un artiste qui me correspondait visuellement. J'aime quand un univers est créé, loin du visage du chanteur ou du look du groupe. On peut dire que j'ai été servie.

Du coup j'ai fureté, et j'ai vu que Woodkid, en plus d'être français de naissance, avant sorti un EP contenant, en plus de Iron, trois excellents morceaux: Brooklyn, en hommage à l'endroit où il vit, Baltimore's fireflies et Wasteland. Ces morceaux sont une preuve qu'il maîtrise aussi bien le spectaculaire que les choses plus calmes (en apparence). C'est à ce moment là que j'ai été conquise, et que j'ai enfin eu l'impression de trouver un artiste qui est fait pour moi.

Puis, le clip de Run boy run a été dévoilé, et quelques mois plus tard, celui de I love you, histoire de parfaire un peu plus l'épopée Woodkid, l'image qu'il reflète et l'univers quasi religieux qui s'installe.
Run boy run est une ode à la jeunesse, sur fond de Max et les Maximonstres, tandis que I love you est justement la perte de cette innocence. Ce dernier clip ajoute une dose supplémentaire dans la religion, où on comprends que les clés de Woodkid peuvent être un symbole, comme l'est le crucifix.
Pour le plaisir, je met ces deux clips, en fait les trois sont à regarder à la suite et se suivent de façon assez intelligente.




Son dernier album, sorti il a deux mois, a continué dans la lancée. Maintenant, il est plutôt clair que Woodkid est un des meilleurs artistes de sa génération, touche à tout et bon partout.

J'en ai eu la confirmation hier soir, car j'ai assisté à son concert à Londres, à la Roundhouse de Camden. J'ai réussi à être étonnée, alors que je plaçais la barre très haut pour ce concert. Au départ assez réservé mais souriant et alternant ses deux personnalités: Yoann qui se moque gentiment de l'accent anglais en modifiant les paroles de Brooklyn, un peu timide, et Woodkid, chef d'orchestre gérant à la fois ses musiciens (encore plus impressionnants en vrai que sur les albums), les lumières, et le fond défilant en arrière plan, alternant les images d'églises, de cristaux, de terres inconnues illuminées, de galaxies en noir et blanc.



Au départ, on aurait pu penser que son show manquait de spontanéité, étant donné qu'il a été calculé au millimètre près, pour que les lumières fassent leur effet à tel moment. Mais au fil du concert, il s'est totalement lâché, notamment lors du premier rappel, sur Run boy run. J'avais pas ma montre sous mes yeux, mais on a du faire durer le morceau pendant vingt bonnes minutes, tant le public était fou et réceptif. On a même pris l'initiative de reprendre l'air du morceau alors que ce dernier était fini, à tel point que Woodkid en a pleuré d'émotion (j'ai une certaine passion pour faire pleurer de joie les artistes personnellement, même si ça donne envie de pleurer aussi ahah).

 

C'était assez drôle de voir comment un mec, qui ne se montre pas tant que ça physiquement (même si ses tatouages sont devenus l'emblème de sa "religion") soit aussi charismatique et complètement hyperactif sur scène. En fait, ça correspond bien à l'image que je me faisais d'un concert de Woodkid.

 

Le concert d'hier a été un des meilleurs auxquels j'ai assisté, autant en terme de prestation, de qualité (aussi bon sur CD qu'en live, c'est suffisamment rare pour être souligné) et d'émotion.
Et puis le fait d'être au premier rang aide aussi beaucoup (et ce en me pointant une heure en avance, ça me change des concerts de VK où je dormais devant), sinon, je suis pas sûre que j'y aurait survécue.
Woodkid revient en Novembre à Londres, dans la grande salle de l'O2 de Brixton, avec son orchestre au grand complet cette fois. Autant dire que ça va être foufoufou. Et j'y serais, bien évidemment.


Toutes les photos sont de moi, désolée pour la qualité iPhone mais au moins y'a pas de zoom.

Saturday, April 13, 2013

Fear cuts deeper than swords.

J'ai peur de devenir le genre de personne qui écrit un article à propos de tout ce qui la touche particulièrement en faisant comme si j'avais la science infuse. Ceci dit, si tu viens de Twitter, je te recommande de ne pas lire ce qu'il suit étant donné que je te casse les couilles depuis ce matin avec ça.

Néanmoins, il faut que je parle de ce jour, probablement le pire depuis que je suis arrivée ici (et ceci inclu le premier week-end où j'ai emménagé dans cet appart, tellement flippée et triste que j'ai rien mangé. MOI.)

Ce matin, je me réveille tôt (comme ça m'arrive deux fois par semaine ici - deux fois de trop si vous voulez mon avis), et je vais me doucher. En sortant, je me dis en rigolant "tiens j'ai pas encore vu d'araignée dans la salle de bain c'est drôle". Je me met donc en mode arachnophobe (j'expliquerais ça plus loin), et j'inspecte. Mon inspection a pas duré longtemps car une araignée se trouvait derrière moi.

Après cet incident terrifiant, dont je suis ressortie vainqueur après quelques frayeurs, j'ai décidé de renouer avec ma seconde nature, et au bout de quelques minutes, un terrible constat s'est établi. Il y avait des araignées dans ma chambre. Plusieurs. Approximativement partout.

Je rappelle que nous sommes le matin et que je dois aller en cours. Après avoir passé une dizaine de minutes tétanisée sur mon lit, j'ai pris les premières fringues qui me tombaient sous la main et je me suis enfuie, sans me maquiller ni rien. J'y ai pensé toute la journée. Une araignée près du radiateur, une sur le mur près de mon autre fenêtre, une derrière le cadre que m'a offert la FTBT.
J'ai passé la journée sur mon téléphone ou mon ordi, à chercher des astuces, des magasins dans Londres où je pourrais acheter des répulsifs, des témoignages d'arachnophobes, tout et n'importe quoi.

J'ai fini par acheter une bombe anti-insectes, la seule existante dans mon immense hypermarché (première erreur puisque les araignées ne sont pas des insectes), et je suis rentrée chez moi avec une boule au ventre. Entre temps, j'avais deux nouveaux colocs qui ont l'air super sympa mais qui ont du me prendre pour une tarée en me voyant partir avec des gants de cuisine et l'aspirateur.

J'ai donc tout passé en revu. Tué les araignées que je voyais (le spray m’asphyxiant moi uniquement), en étant de plus en plus au bord de la crise de nerf. Au final, deux autres sont apparues, en plus des trois. Mais c'était fini. J'étais soulagée. Jusqu'à ce que je lève la tête dans mes placards sans porte, que j'avais délaissé pour quelque raison obscure. Deux araignées, plus grosses, s'y trouvaient, juste au dessus de là où je met en vrac mes sacs. Je sors le flash de mon téléphone, et inspecte le reste. J'en repère une autre à l'intérieur de mon placard, près de mes vêtements. Et là, je craque. Crise d'angoisse qui a duré approximativement trois heures, que je passa avec ma mère sur Skype. Lorsque je me suis calmée, j'ai commandé le premier répulsif avec au moins 4 étoiles sur Amazon UK.
Les trois sont toujours là. Elles sont peut-être présentes depuis le début, mais n'empêche que maintenant que je le sais, je me sens très mal.

Je ne sais pas exactement depuis combien de temps je suis arachnophobe, mais je me souviens de quelques incidents qui peuvent m'avoir poussé à le devenir. Quand j'étais petite, une énorme araignée était montée sur ma jambe nue dans la forêt. Plus tard, j'ai été mordue sur le bras, morsure qui s'était infectée. J'ai passé un été avec ma tante et ses amis dans un superbe loft dans la campagne, rempli de monstres vivants. J'ai été une semaine en vacances dans la maison de campagne d'une amie, littéralement infestée de ces bestioles (frigo, sous le matelas, douches, vêtements, j'en ai écrasé pendant la nuit et probablement mangé).
C'est probablement cette combinaison des trois qui fait que maintenant, je me considère comme arachnophobe. L'arachnophobie, c'est pas avoir peur des araignées, comme j'ai peur des fruits pourris ou des soirées où y'a que des gens que je connais pas. L'arachnophobie c'est être tétanisée devant un truc de quelques millimètres avec des pattes, c'est de systématiquement inspecter chaque nouvelle pièce où j'entre, avec les points stratégiques (recoins - dessus de fenêtre - dessus de lampes). C'est d'être incapable de tuer une araignée tant on est incapable de faire le moindre geste. C'est de faire une crise d'angoisse à l'idée qu'elles sont là, de fondre en larmes et d'être incapable de s'arrêter. C'est de s'évanouir en leur présence. C'est d'être capable d'épouser la personne qui s'en débarrassera pour moi.

J'ai réussi à faire avec cette phobie avec le temps, puisqu'en 2012 j'en ai vu deux: une à Bitten, où Angèle m'a bien aimablement sauvé, et une chez moi, et cette fois-ci ce fut ma mère qui m'aida (même si "imagine elle était là depuis la veille oh putain putain putain" m'a travaillé toute la nuit). J'en ai tué deux depuis que je suis à Londres, une la première nuit et une y'a peut-être une semaine. Les deux fois, ça a été dur, mais une par semaine, c'est raisonnable. Jusqu'à aujourd'hui, évidemment.
 
Enfin, l'arachnophobie c'est aussi de subir les "moi aussi j'aime pas les araignées" "c'est pas la petite bête qui va manger la grosse" "c'est pas dangereux" "ça porte chance" "roh c'est rien, t'es plus une enfant". C'est aussi les gens qui me montre des photos d'araignées pour rire, ce que je ne supporte pas non plus (le gif du mec qui tente de piéger un monstre mais qui fini par lui tomber dessus m'a rendu hystérique).

Une phobie, c'est irrationnel. Je sais que c'est complètement con d'avoir peur d'une araignée, au pire elle fait quoi, elle me monte dessus ? C'est rien, y'a des bombes nucléaires pouvant être activées à tout moment, la fonte des glaces et tout. Mais ça n'empêche que si j'étais en présence de plusieurs grosses mygales qui me montaient dessus, mon cœur lâcherait en quelques secondes.

Arachnophobes du monde entier, vous n'êtes pas seuls. Militons pour un monde où un bracelet répulsif extrême dans un rayon de 200m verrait le jour.

Sunday, March 31, 2013

I'm ready to start the conquest of spaces.

(Le titre de cet article c'est une chansons géniale de l'album génial de Woodkid, sorti deux jours après que je sois arrivée ici. DONC VOILÀ.)

Voici donc un premier post depuis l'autre côté de la Manche. Ça fait maintenant deux semaines que je suis montée dans l'Eurostar, et une semaine que j'ai emménagé dans mon nouveau chez-moi. C'est donc l'heure du premier bilan.

Portobello Road, Notting Hill

Londres, c'est cher. Bon, c'est pas un scoop, c'est un peu comme dire que le soleil ça brûle et que l'eau ça mouille, je pense qu'on est d'accord. Ceci dit, Londres, c'est vraiment cher. La chambre que j'occupe actuellement, dans une colocation, je l'ai choisi parce que j'ai eu un coup de cœur pour elle (très grande, lit double, plein de rangement, fauteuil, table basse et tout). J'étais en colocation avec trois autre personnes, deux sont parties il y a deux jours et la dernière repart chez elle vendredi prochain, donc disons que je n'ai pas et n'aurais pas l'opportunité de mieux les connaître. L'appartement est un duplex dans une résidence de HLM (si on peut appeler ça comme ça), et se trouve à l'Est, c'est à dire dans le meilleur coin du monde, au moins (Stoke Newington, vers Hackney, Brick Lane, Bethnal Green...), assez bien desservi en transport (il faut savoir que l'Est pue un peu en matière de métro, c'est simple y'en a pas - du moins pas vers chez moi ou Hackney, mais quand on a habité 22 ans en banlieue parisienne notamment sur la ligne 13, c'est pas trop dérangeant).

Donc cette chambre, je la kiffe, je me suis installée, je m'y suis faite, mais par contre, le loyer, je m'y fais pas. Je peux me l'offrir (encore heureux), mais psychologiquement, savoir combien je met chaque mois pour une chambre dans une coloc, ça me donne envie de pleurer du sang. Et je ne paye pas un prix excessif par rapport au marché.

Sinon, petit tip pour celles et ceux qui souhaiteraient venir s'installer ici, pour la recherche de coloc, je conseille (évidemment) de ne rien prendre sans avoir visité, donc le mieux c'est d'être dans une auberge de jeunesse (ou un hôtel hein) pendant une semaine, de se prendre immédiatement une carte sim dans un des opérateurs avec un forfait Top-Up (les bonnes vieilles mobicartes), s'installer dans sa chambre ou au Starbucks et aller sur Gumtree, définir son prix maximum par semaine, les zones maximum où on souhaite aller, et appeller/envoyer des textos à toutes les annonces qui nous plaisent pour booker des rendez-vous.
Bien sûr, annonce trop belle pour être vraie = trop belle pour être vraie, ne choisissez que des annonces avec photos, n'envoyez pas d'argent ni un scan d'un papier d'identité, et évitez les annonces des agences, qui peuvent être une arnaque et/ou vous faire payer un supplément inutile.
On peut booker deux ou trois visites par jour, ça permet de voir comment ça se passe dans ces cas là et d'avoir une chambre assez rapidement.
Sur soi, toujours amener une photocopie de son passeport, ils demandent également souvent un deposit (caution) et un mois d'avance, personnellement je n'aime pas me balader avec autant d'argent sur moi, du coup quand j'ai choisi cette chambre, je suis revenue avec l'argent. Mais libre à vous de les avoir, il peut arriver que vous soyez plusieurs à visiter la même chambre, et je suppose que si la chambre est vraiment géniale, allonger la thune direct vous garantie de l'avoir.
Avant de signer un contrat, lisez le attentivement, mettez vous d'accord sur les frais (la council tax, internet...) qui pourraient être OU PAS inclus dans le loyer, sur le ménage...
Enfin voilà, il y a beaucoup de demande, peu d'offres de qualité, et ça se joue à la chance et à la persévérance. À voir donc. 

Une partie de ma chambre... avec ma merveilleuse literie Primark


 Je ferme cette parenthèse géante et je continue sur le prix à Londres. Y'a aussi un truc qu'on prend pas souvent en compte dans notre tête, surtout quand on est parisien et qu'on a le pass Imagin'R / Navigo, qu'on paye 40€ par mois pour voyage illimité dans nos zones et absolument partout le week-end, c'est le prix des transports en commun. Ici, c'est un peu plus compliqué. Déjà, on a une Oyster card (Carte huitre. Franchement qui a inventé ce nom.), qu'on peut soit top-uper (mettre de la thune dessus suivant ce qu'on dépense), ou prendre des forfait à la semaine/au mois, en choisissant les zones que l'ont fait.

Au début, je top-upais, mais il s'avère que c'est quand même assez cher (je crois que c'est aux alentours de £1,5 par trajet mais je dis probablement de la merde, en plus ça dépend des heures et tout, bref c'est relou), surtout quand t'es une flemmarde et que prendre le métro pour deux stations ça te fait kiffer.
Du coup, j'ai pris le forfait à la semaine, zone 1-2, £35. TRENTE CINQ POUNDS. C'est ce que je payais par mois à Paris. J'ai pas envie de compter pour voir si je rentabilise ou pas, étant donné que ça fait trois jours que je sors pas, j'ai un peu peur. Bon apparemment il y aurait une réduction étudiante de 30%, les gens dans mon école sont un peu paumé mais ça serait cool quand même.
L'astuce, c'est de prendre le bus. Le trajet est à un prix unique (£1,30), quelles que soient les zones où on va, et lorsqu'on a par exemple un forfait zone 1-2, on peut aller en zone 3, 4... avec et ne pas payer de supplément. Et en plus, des bus, doit y en avoir deux millions à Londres (rien qu'en bas de chez moi y'en a une dizaine sur UN arrêt). Par contre, ils sont lents vu que les arrêts sont littéralement à 200m les uns des autres...

Enfin, la bouffe. Personnellement, je ne ressens pas un prix particulièrement excessif sur ça, mais je faisais mes courses chez Casino à Paris, ce qui coûtaient un peu la peau du cul. Le truc bien ici, c'est que quasiment tout est en promo, tout le temps. Genre le paquet de pâtes à £1, si t'en prend deux ça te revient à £1,5. Des fois, mes muffins passent à 50p les quatre... enfin bref, si on fait attention, ça ne revient pas trop cher. Par contre, il faut savoir qu'ici, les anglais mangent pas aux mêmes horaires que nous, et j'ai rapidement pris le plis. Les restaurants sont vides à 13h, mais par contre à 17h, tout le monde est au Mcdo ou avec des sandwishs dans la rue. Du coup mon alimentation est encore moins équilibrée ici...

Au niveau de la mode, c'est simple, quelque soit ton budget, tu trouves des trucs cools. Que ce soit chez Primark, Topshop, Selfridges, H&M, il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les bourses. Ceci dit, les marques typiques qu'on ne trouve pas ou mal en France (Forever 21, Topshop, New Look, Boohoo, Miss Selfrifges...) sont évidemment les plus cool, avec des prix pas trop excessifs pour une qualité égale.

Les merveilleux sacs Topshop

Et enfin, ce n'est pas une légende, ici, les gens don't give a fuck. Jamais. Nul part. Deux semaines que je suis ici, je me suis baladée dans Londres avec des amies, dans des coins touristiques ou non, la nuit, le jour, dans le dernier métro, et pas une seule fois en deux semaines, je n'ai eu une remarque, un regard ou un geste déplacés, alors que ça m'arrivait tous les jours à Paris. C'est une putain de bouffée d'air frais, de se sentir "en sécurité", de ne plus sentir les regards lubriques des mecs ou les remarques à la con quand tu ne fais que marcher dans la rue. Même mes colocs n'ont jamais fait de remarques sur mes tatouages, ni même dire quoi que ce soit dessus.
En fait, je ne pense pas qu'il s'agisse vraiment d'indifférence, mais plus de respect de l'autre, de sa vie privée, de son style. J'ai vu sur mon quai un mec portant un onesie et des compensées d'une bonne dizaine de centimètres, passer devant un groupe de gamines et une personne âgée, sans qu'aucun ne lève la tête, ne fasse les gros yeux, ne ricane. C'est si bon.

Je ne vais pas m'en cacher, je faisais pas la maligne lorsque je suis arrivée. Quitter ma chambre, ma mère, vivre seule dans un pays étranger... ça a vraiment pas été facile, et ça l'est toujours pas. Mais j'ai rencontré deux ou trois personnes très cool, et ça me donne confiance en l'avenir. Je pense que je pourrais me plaire ici.

Et puis si c'est pas le cas, je reviens en juin ahah

Ce gif est malheureusement réaliste. Enfin, même si pour l'instant c'est surtout le froid qui casse les couilles.
Si vous avez des questions, vous pouvez toujours me laisser un commentaire et je me ferais un plaisir de vous répondre ou vous aider :)

Saturday, March 16, 2013

MOVING ON !

Good bye Paris, hello London !


Dans très exactement quatre heures, je monte dans l'Eurostar, aller simple, et je commence ma nouvelle vie à Londres. J'en ai tellement rêvé que je ne me rends pas bien compte que ça y est, c'est le grand jour, c'est le moment où je dois arrêter d'être une fiotte et commencer à vivre comme je le veux et non comme ma flemme et mes peurs me le dictent.

J'espère que vous aimez bien Londres parce que vous n'avez pas fini d'en entendre parler ici.